Un député britannique en désaccord avec Sunak sur les énergies fossiles annonce sa démission

Un député conservateur britannique, Chris Skidmore, a annoncé vendredi sa démission pour marquer son opposition à la politique du Premier ministre Rishi Sunak au sujet de l’exploitation des gisements pétroliers et gaziers en mer du Nord.
En dépit des critiques, Rishi Sunak a fait le choix d’accorder pléthore de nouveaux permis d’exploration pétrolière et gazière, invoquant notamment la sécurité énergétique du pays dans le sillage du conflit ukrainien.
Le gouvernement a notamment accordé fin septembre une « autorisation de développement et production » au champ pétrolier et gazier de Rosebank, présenté par l’un de ses exploitants comme le plus grand gisement non développé du Royaume-Uni.
Dans un long communiqué publié sur X (ex-Twitter) le député Chris Skidmore, ancien secrétaire d’Etat à l’Energie, explique qu’il va quitter son poste de député « dès que possible » pour s’opposer à un projet de loi qui doit être examiné la semaine prochaine par les députés.
« La semaine prochaine, le gouvernement introduira le projet de loi sur les licences de pétrole offshore à la Chambre des Communes », écrit le député, dont le prochain départ va déclencher une nouvelle élection partielle.
« En tant qu’ancien secrétaire d’Etat à l’Energie qui a signé l’inscription de l’engagement du Royaume-Uni à la neutralité carbone d’ici à 2050 dans la loi, je ne peux clairement pas voter pour un texte qui promeut clairement la production de pétrole et de gaz », ajoute-t-il.
« Je ne peux pas voter ce texte », « l’avenir jugera durement ceux qui le feront », poursuit-il, « nous n’avons simplement pas davantage de temps à perdre en promouvant la production future de carburants fossiles qui sont la cause ultime de la crise environnementale à laquelle nous sommes confrontés ».
Malgré le report de mesures phares dans la lutte contre le réchauffement climatique, comme le report à 2035 de l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves, Rishi Sunak martèle que ses décisions n’empêcheront pas d’atteindre l’objectif de la neutralité carbone en 2050.
Agences




