La Russie et des pays européens refusent des produits agricoles cancérigènes en provenance du Maroc

La Russie et plusieurs pays européens ont refusé l’entrée de produits agricoles en provenance du Maroc sur leur territoire en raison de risques sanitaires et de la présence de substances cancérigènes. De nombreuses cargaisons ont été détruites pour non-respect des normes minimales de sécurité sanitaire.
Des médias ont rapporté que les autorités russes chargées du contrôle phytosanitaire dans la région de Kaliningrad ont annoncé la saisie et la destruction d’une quantité « importante » de tomates fraîches importées du Maroc, après la détection de virus végétaux, notamment le virus de la mosaïque du pépino.
Selon les mêmes sources, ce virus a été détecté lors d’une inspection de routine dans un entrepôt de stockage temporaire, après que la cargaison a suscité des soupçons chez les inspecteurs en raison d’indicateurs anormaux. Les analyses en laboratoire ont confirmé qu’elle était impropre, entraînant la saisie de l’ensemble de la marchandise et l’interdiction de sa commercialisation.
Les autorités compétentes ont également procédé à la destruction d’environ 1,2 tonne de tomates contaminées, conformément aux procédures légales en vigueur dans ce type de situation, dans le cadre de mesures strictes visant à prévenir la propagation des maladies végétales et à protéger la production agricole locale.
Dans un contexte connexe, des experts européens ont lancé de nouvelles mises en garde contre les produits agricoles en provenance du Maroc, en raison de la présence présumée de substances « toxiques » dans les fruits et légumes, liées à l’utilisation de produits chimiques. Plusieurs cargaisons marocaines ont ainsi été refoulées à différentes reprises.
Dans ce cadre, des acteurs économiques en France ont intensifié leur opposition aux tomates marocaines, invoquant des risques sanitaires. Ils affirment qu’elles ne respectent pas les normes minimales de sécurité et appellent à leur interdiction d’entrée sur le territoire, en privilégiant la protection des consommateurs.
Des rapports médiatiques français et espagnols ont mis en garde il y a quelques jours contre les risques liés à ces produits. Ces rapports incluaient des déclarations du parlementaire français Benoît Biteau, qui a qualifié la situation de « scandale sanitaire comparable à celui de l’amiante ».
Le rejet des produits agricoles en provenance du Maroc s’intensifie dans plusieurs pays européens en raison d’une contamination au « cadmium » (un métal classé comme substance cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1993), qui entrerait dans la chaîne alimentaire principalement via des engrais minéraux phosphatés utilisés en agriculture.
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail en France, le cadmium serait associé à des cancers du pancréas, de la vessie et de la prostate.
Une étude scientifique aurait indiqué que 86 % des agriculteurs marocains pratiqueraient une utilisation « anarchique » de produits chimiques sur les cultures, dont une partie se retrouverait ensuite dans les aliments consommés au Maroc et à l’étranger, ce qui mettrait en question la sécurité alimentaire du pays.
Par ailleurs, certains médias marocains ont critiqué ce qu’ils qualifient de silence des autorités, les accusant de responsabilité dans la gestion du contrôle sanitaire, estimant que les consommateurs seraient exposés à des résidus de substances chimiques controversées ou interdites au niveau international.




