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Ukraine- Russie : La guerre a commencé

Annonçant aux aurores, ce jeudi, une opération militaire en Ukraine «pour défendre» les séparatistes de l’est de l’Ukraine et «démilitariser et dénazifier» son voisin pro-occidental, le président russe, Vladimir Poutine a irrémédiablement placé le curseur sur un conflit armé que tout le monde redouté, exhortant dans la foulée les militaires ukrainiens à déposer les armes.

« Nous n’avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons imposer rien par la force à personne » a soutenu Poutine, tout en lançant une mise en garde glaçante à l’adresse de ceux « qui tenteraient d’interférer avec nous » les prévenant que «La réponse de la Russie sera immédiate et conduira à des conséquences que vous n’avez encore jamais connues».

Les médias occidentaux font état de frappes aériennes sur l’Ukraine,   notamment sur sa capitale Kiev, et l’entrée de forces terrestres depuis le nord, l’est et le sud du pays.

Une série d’explosions étaient entendues à Kiev, Kramatorsk, ville de l’est qui sert de quartier-général à l’armée ukrainienne, à Kharkiv (est), deuxième ville du pays, et à Odessa (sud), sur la mer Noire.

Les sirènes d’alerte aérienne retentissaient toutes les 15 minutes à Lviv, la ville de l’ouest où les Etats-Unis et plusieurs autres pays ont déplacé leurs ambassades, et à Odessa, rapportent les mêmes sources, citant des gardes- frontières ukrainiens qui dénombraient déjà, trois morts dans leur camp.

Cette offensive russe a suscité un tollé international qui ne semble pas pour l’heure, pouvoir infléchir la position de Moscou.

Dans le camp occidental, les condamnations vont à la surenchère, et des Etats-Unis, à la France, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, jusqu’ à l’Italie, le ton est à la menace véhémente.

Ce, alors que le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, a opté, au sortir d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, pour la supplique, appelant Poutine « à ramener » ses troupes en Russie, « au nom de l’Humanité ».

Une adresse qui en dit long sur les craintes du chef de l’ONU sur l’éventualité d’une déflagration mondiale.

L’autre géant du monde, la Chine, plus proche de Moscou, s’est dit «suivre de près la situation», tout en appelant « toutes les parties à la retenue ».

A un autre plan, il convient de souligner que les marchés mondiaux ont subi de plein fouet un impact immédiat des hostilités. Et le pétrole a flambé dépassant le seuil des 100 dollars, peu après les discours de Poutine. Une première en plus de 7 ans, notent des observateurs, relavant également un affolement de certaines places boursières mondiales. 

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