Ukraine-Russie : Kiev affirme ne viser que des cibles militaires après une frappe meurtrière en zone occupée

Un porte-parole de l’armée ukrainienne a déclaré vendredi que Kiev frappe uniquement des « cibles militaires » russes, après des accusations russes faisant état d’une attaque de drones meurtrière ayant causé la mort de 27 civils dans une zone du sud de l’Ukraine occupée par la Russie.
Selon un bilan actualisé communiqué par les autorités russes, la frappe aurait fait 27 morts, dont deux enfants, dans le village côtier de Khorly, situé dans la région de Kherson sous contrôle russe. L’attaque aurait visé un hôtel et un café où se déroulaient des célébrations du Nouvel An.
Le gouverneur de la région de Kherson nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a accusé l’armée ukrainienne d’avoir mené une « frappe délibérée » contre des civils, affirmant que trois drones avaient ciblé le site. Il a indiqué que plusieurs victimes seraient mortes brûlées. Des images diffusées par des médias locaux montrent un bâtiment lourdement endommagé, avec au moins un corps recouvert d’un drap blanc.
Les agences de presse russes, citant le ministère des Situations d’urgence, ont également fait état de 29 blessés. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a affirmé jeudi, que plusieurs enfants avaient été hospitalisés et a mis en cause les soutiens occidentaux de Kiev, qu’elle accuse de complicité dans ce qu’elle qualifie d’ « actions terroristes ». La présidente du Conseil de la Fédération (Sénat), Valentina Matviyenko, a de son côté condamné l’attaque.
En réponse, un porte-parole de l’état-major ukrainien, Dmytro Lykhoviy, a rejeté ces accusations, affirmant que les forces ukrainiennes respectaient strictement le droit international humanitaire. « Les Forces de défense de l’Ukraine respectent les normes du droit international humanitaire et frappent exclusivement des cibles militaires ennemies », a-t-il déclaré.
La région de Kherson fait partie des quatre territoires ukrainiens que la Russie revendique depuis 2022. Le conflit, qui se poursuit depuis près de trois ans, continue de faire de nombreuses victimes civiles, chaque camp rejetant la responsabilité sur l’autre.



