Trump se dit insatisfait de la nouvelle proposition iranienne, les discussions restent bloquées

Le président américain Donald Trump a exprimé vendredi son insatisfaction face à la nouvelle proposition présentée par l’Iran via Islamabad, dans une tentative de sortir de l’impasse des négociations entre les deux parties, après une unique session tenue en avril dans la capitale pakistanaise, qui n’a pas abouti à un accord mettant définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient.
Plus tôt, l’agence de presse officielle iranienne IRNA avait indiqué que « l’Iran a soumis sa dernière proposition de négociation au Pakistan, en tant que médiateur dans les pourparlers avec les États-Unis, jeudi soir », sans fournir davantage de détails.
Et Trump a déclaré aux journalistes: « À ce stade, je ne suis pas satisfait de ce qu’ils proposent. » . « Ils demandent des choses que je ne peux pas accepter ».
Trump a confirmé que des discussions avec Téhéran avaient lieu, tout en indiquant qu’il privilégie toujours une solution négociée.
Les deux parties ne sont pas parvenues, lors des négociations d’Islamabad après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, à un accord mettant fin à la guerre déclenchée par une attaque ‘américano-israélienne’ contre l’Iran le 28 février.
Les efforts diplomatiques restent au point mort, en raison de positions éloignées entre les deux camps, tandis que Washington impose un blocus maritime aux ports De l’Iran, et que cette dernière continue, de facto, de fermer le détroit d’Ormuz à la navigation maritime.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mené vendredi une série d’entretiens avec ses homologues d’Arabie saoudite, du Qatar, de Turquie, d’Irak et d’Azerbaïdjan, au cours desquels ils ont discuté des « initiatives de l’Iran pour mettre fin à la guerre », selon un communiqué du ministère.
Par ailleurs, une source diplomatique européenne a indiqué que la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, s’est entretenue par téléphone avec Araghchi au sujet des efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et des « dispositions de sécurité à long terme ».




