Soudan: les médecins rejettent la présence armée dans les structures médicales

Le Syndicat des médecins soudanais a appelé, vendredi, les parties au conflit à ne pas avoir de présence armée à
l’intérieur ou à proximité des installations médicales, à la lumière des affrontements armés que connaît le pays depuis la mi-avril.
Le syndicat a déclaré dans un communiqué qu’il « exige des parties en conflit qu’elles n’aient pas de présence armée dans ou à proximité des installations médicales, qu’elles respectent leur caractère sacré et qu’elles respectent la dignité des patients et du personnel médical ».
Il a exprimé son « rejet de toute présence militaire armée au sein des institutions médicales civiles, qui fonctionnent avec moins de capacité depuis le début de la guerre ».
« La présence militaire à l’intérieur des établissements de santé, ou à l’extérieur , expose le personnel médical et les patients au danger de mort », a-t-il ajouté.
Les combats ont coûté la vie à 550 personnes, dont 448 civils, et blessé 4 926 personnes, en plus de la fuite de dizaines de milliers de personnes des zones d’affrontements, selon les Nations unies, les autorités soudanaises
et le syndicat des médecins soudanais.
Depuis le 15 avril, de nombreuses villes du Soudan ont été témoins d’affrontements à grande échelle entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide (FSR).
APS




