Soudan: des émissaires internationaux appellent à « un dialogue global »

Des émissaires internationaux ont appelé, jeudi, les parties soudanaises à tenir « un dialogue global sur la base de
l’accord-cadre » pour mettre fin à la crise politique dans le pays.
Dans un communiqué conjoint qu’ils ont publié à l’issue d’une visite de 3 jours dans la capitale Khartoum, les émissaires représentant l’Union européenne, la France, l’Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ont indiqué avoir « rencontré des acteurs soudanais, notamment les signataires civils de l’Accord-cadre politique, des représentants de la société civile, des signataires de l’Accord de paix de Juba et des dirigeants militaires ».
Selon le communiqué, « les émissaires ont exhorté les parties soudanaises à mener un dialogue global sur la base de l’Accord-cadre politique, à s’attaquer aux causes profondes de la crise et à construire un Soudan stable et prospère ».
Ils ont également appelé les parties à « approfondir et élargir leur engagement en faveur d’un dialogue inclusif, réunissant des femmes, des jeunes et des représentants de toutes les régions du Soudan pour participer à façonner l’avenir de leur pays ».
Selon eux, l’Accord-cadre politique est « la meilleure base pour former un gouvernement de transition avec un leadership civil et établir des arrangements constitutionnels pour une période de transition qui culminera
vers des élections ».
Dans le même communiqué, les émissaires internationaux ont appelé au « plein respect de la liberté de réunion et d’expression pacifique de l’opinion ».
Le 8 janvier, la dernière étape du processus politique au Soudan a commencé entre les signataires de l’accord-cadre pour aboutir à un accord politique définitif.
Le 5 décembre dernier, un accord-cadre a été signé entre les forces politiques civiles et les autorités militaires au Soudan pour mettre fin à l’impasse politique et instituer une autorité civile de transition de deux ans.
L’accord-cadre a été supervisé par le mécanisme tripartite (Nations unies, Union africaine et Autorité intergouvernementale pour le développement « IGAD ») et le quatuor composé des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.
APS



