Des dizaines de milliers de manifestants marchent à travers l’Europe et les Etats-Unis pour commémorer la Nakba

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dans plusieurs capitales européennes et grandes villes américaines à l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba palestinienne, dénonçant la poursuite de l’agression sioniste dans la bande de Ghaza ainsi que les violences en Cisjordanie occupée, au Liban et en Syrie, rapporte l’agence palestinienne d’information Wafa.
Des marches et rassemblements coordonnés ont eu lieu notamment à Paris, Londres, Stockholm, Athènes, New York et Washington à l’appel d’organisations pro-palestiniennes, de mouvements de gauche et de collectifs de défense des droits humains.
A Paris, des dizaines de milliers de personnes ont participé à une marche organisée notamment par l’association française militant pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien « EuroPalestine » et plusieurs associations pro-palestiniennes.
Les manifestants ont dénoncé la poursuite des bombardements sionistes sur la bande de Ghaza, l’intensification des opérations militaires sionistes en Cisjordanie occupée ainsi que les frappes menées au Liban et en Syrie.
Parmi les participants figuraient la députée française Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire « La France insoumise – Nouveau Front Populaire », ainsi que Olivia Zémor, présidente du collectif EuroPalestine.
L’avocat et militant franco-palestinien Salah Hammouri a également pris la parole, affirmant que les événements actuels à Ghaza s’inscrivaient dans la continuité de la Nakba palestinienne de 1948.
A Stockholm, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur la place « Odenplan » pour réclamer un cessez-le-feu immédiat à Ghaza et dénoncer les « crimes de guerre » commis par l’entité sioniste.
A Athènes, des manifestants ont défilé en brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes appelant à des sanctions internationales contre l’entité sioniste.
Les manifestants ont scandé des slogans réclamant un cessez-le-feu permanent, la levée du blocus imposé à Ghaza et des poursuites judiciaires contre les responsables sionistes accusés de violations du droit international.
A Londres, plusieurs rassemblements ont été organisés dans le centre de la capitale britannique.
A New York, les participants se sont rassemblés au Washington Square Park avant le départ de la marche. Les discours et slogans ont principalement porté sur le génocide en cours dans la bande de Ghaza, la solidarité avec Al-Qods et la mosquée Al-Aqsa, tandis que les manifestants ont établi un parallèle entre le déplacement des Palestiniens en 1948 et les événements actuels dans les territoires palestiniens.
De nombreux manifestants ont également brandi des clés symboliques en signe d’attachement au droit au retour, considéré comme l’un des symboles majeurs associés à la commémoration de la Nakba.
Dans la capitale américaine Washington, des rassemblements et marches similaires ont été organisés à proximité de la Maison Blanche, avec la participation de Palestiniens et d’activistes solidaires de différentes nationalités. Les participants ont appelé à la fin de l’agression sioniste génocidaire contre Ghaza et à la cessation des souffrances des civils.
Chaque année, le 15 mai, les Palestiniens commémorent la Nakba, en référence à l’exode massif ayant accompagné l’occupation de la Palestine en 1948. Plus de 700 000 Palestiniens avaient alors été expulsés.
Ces manifestations interviennent dans un contexte de poursuite de l’agression sioniste contre bande de Ghaza qui dure depuis octobre 2023.
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 72.757 martyrs et 172.645 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué samedi par les autorités sanitaires palestiniennes.
La Cour internationale de justice, saisie par l’Afrique du Sud, a estimé en janvier 2024 qu’il existait un « risque plausible de génocide » à Ghaza et a ordonné à l’entité sioniste de prendre des mesures visant à prévenir des actes entrant dans le cadre de la Convention sur le génocide.
De son côté, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre de hauts responsables sionistes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la bande de Ghaza.
APS



