
Des entreprises algériennes lanceront prochainement les travaux de parachèvement des tronçons restants de la Route transsaharienne en République du Tchad, ce qui devrait contribuer à faire de cet axe une véritable artère économique continentale favorisant le développement au niveau des pays traversés selon une vision d’intégration, a indiqué jeudi un responsable au ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base.
Le Directeur général des infrastructures des travaux publics au ministère, Smail Rabehi a précisé à la Radio nationale que plusieurs entreprises algériennes opérant dans le domaine des travaux publics entameront, au cours des prochains jours, les travaux de réalisation des deux tronçons restants de la Route transsaharienne au Tchad, et ce, en concrétisation des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer les échanges commerciaux et économiques entre les deux pays.
Le même responsable a rappelé, dans ce cadre, que les deux tronçons routiers s’étendent sur des distances respectives de 97 km et 85 km, soulignant, par ailleurs, que l’Algérie, la Tunisie et le Nigeria ont entièrement achevé leurs tronçons respectifs, tandis que les travaux de réalisation de cette voie continentale se poursuivent au Mali, au Tchad et au Niger.
Rabehi a également indiqué que plusieurs tronçons de cette route font actuellement l’objet de travaux d’entretien et de modernisation dans le Grand Sud, sur une distance de 727 km.
L’expérience et l’expertise des entreprises algériennes dans la réalisation de tels grands projets, que ce soit en Algérie ou dans plusieurs pays africains, les qualifient aujourd’hui pour parachever les deux tronçons restants de la Route transsaharienne sur le territoire tchadien, a-t-il ajouté.
La Route transsaharienne qui s’étend sur plus de 10.000 km (Algérie-Lagos) connait un taux d’avancement de plus de 90%, constituée d’un axe principal de 4500 km reliant Alger à Lagos et de ramifications : Ghardaïa-Tunis (2000 km), Bamako-Tamanrasset (2500 km) et Zinder-N’Djamena (2200 km).
L’Algérie avait abrité lundi et mardi derniers les travaux de la 77e session du Comité de liaison de la Route transsaharienne (CLRT), portant sur les perspectives de transformation de cette route africaine en un corridor économique contribuant au développement et à l’intégration économique des six pays qu’elle traverse.
La session a été une occasion pour affirmer « le rôle de premier plan que joue l’Algérie dans ce projet continental » et réitérer son engagement à « poursuivre son soutien à ce projet continental stratégique et à renforcer son rôle en tant que principal vecteur d’intégration et de développement en Afrique ».
Les participants sont convenus de tenir la 78e session des réunions du CLRT à N’Djamena durant l’année en cours et les recommandations ont porté essentiellement sur le renforcement de la coordination et l’action commune entre les Etats membres, permettant ainsi le parachèvement des projets et programmes liés à cette infrastructure continentale stratégique, au service des objectifs de développement et d’intégration régionale.
(APS)




