Référendum en Nouvelle-Calédonie : derniers jours de campagne avant un scrutin qui s’annonce tendu ( vidéo)
Dans une semaine, un scrutin crucial se tiendra dans ce territoire d’outre-mer situé à 16 000 kilomètres de l’Hexagone. Dimanche prochain, quelques 185 000 électeurs devront répondre par oui ou non à cette question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Mais le contexte est tendu. Les indépendantistes appellent leurs partisans à ne pas participer au vote.
Des observateurs de l’ONU seront présents et une commission de contrôle composée de cinq membres et de délégués sur le terrain été a créée spécialement pour ce scrutin très surveillé. Francis Lamy, conseiller d’État, préside cette « commission de contrôle de l’organisation et du déroulement de la consultation sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté ». Ce sera son troisième référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, après ceux de 2020 et 2018. Il s’appuiera sur ses 260 délégués – 252 venus de métropole et huit recrutés localement – qui veilleront à ce qu’il n’y ait aucune irrégularité le jour du scrutin. « Ce sont ces délégués qui permettent à la commission d’être présente sur tout le territoire le jour du scrutin et ainsi de certifier son bon déroulement, explique-t-il. Je n’ai pas de craintes particulières, fort de l’expérience des deux précédents référendums, qui se sont dans l’ensemble bien passés, grâce notamment à un travail très important de tous les maires de la Nouvelle-Calédonie que j’ai à chaque fois tous rencontrés. »
Les indépendantistes ont garanti le bon déroulement de l’élection dans les communes qu’ils gèrent, même s’ils appellent cette fois leurs partisans à ne pas aller voter. Ce qui n’enlèvera rien à la légitimité du résultat du référendum, précise Francis Lamy : « Si ce référendum est contesté, il ne peut juridiquement l’être que devant le Conseil d’État, qui dira si le référendum est valide ou pas. » Le Conseil d’État, saisi en urgence vendredi dernier par environ 150 citoyens de Nouvelle-Calédonie, en majorité kanaks, qui demandent le report du référendum en raison de la situation sanitaire. Le scrutin, pour l’heure, est toujours prévu le 12 décembre.





