
Cela fait 35 ans que l’Etat de Palestine a été proclamé, en Algérie.
La commémoration a lieu, cette année, dans un contexte de génocide perpétré par l’occupant israélien contre la population de Ghaza où, ni bébés, ni personnes agées ne sont épargnés par les bombardements qui ont lieu depuis 39 jours.
Un génocide qui éloigne plus que jamais l’espoir d’une paix et d’une solution à deux Etats.
Le 15 novembre 1988, au Palais des Nations à Alger, le défunt dirigeant Yasser Arafat a proclamé dans son célèbre discours devant le Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), la création d’un Etat palestinien dont la capitale est « Al-Qods ».
« Au nom d’Allah et au nom du peuple arabe palestinien, je proclame l’établissement de l’Etat de Palestine sur notre terre palestinienne, avec pour capitale Al-Qods Al-Charif », avait lancé le leader historique Yasser Arafat.
L’Algérie est le premier pays qui a reconnu l’Etat palestinien proclamé.
D’autres pays, arabes et non arabes, ont reconnu l’Etat palestinien.
L’Algérie, qui continue à défendre la cause palestinienne pour le recouvrement des droits fondamentaux du peuple palestinien, a appelé à la tenue d’une Assemblée générale (AG) extraordinaire de l’ONU pour octroyer à la Palestine la qualité de membre à part entière de l’AG onusienne, au lieu d’Etat observateur non membre des Nations unies, un statut obtenu en décembre 2012.
« J’insiste pour tenir une session pour octroyer à la Palestine le statut d’Etat membre de l’ONU », a plaidé le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors de la 78e session de l’AG de l’ONU, exhortant le Conseil de sécurité à « promulguer une résolution, en vertu de laquelle il parrainera la solution à deux Etats qui fait le consensus au niveau international, et appellera à la fin des actes unilatéraux de l’autorité d’occupation, notamment les activités d’implantation de colonies dans les territoires palestiniens occupés ».
Néanmoins, 35 ans après la proclamation de la création de l’Etat de Palestine, la situation sur le terrain est au point mort. Les Palestiniens demeurent sous occupation et continuent de faire face aux multiples crimes et agressions sionistes dans les territoires occupés.
En riposte aux crimes de l’occupation sioniste, ses exactions à l’encontre du peuple palestinien et les assauts répétitifs contre la Mosquée d’Al-Aqsa, la résistance palestinienne a lancé le 7 octobre dernier à l’aube, à partir de Ghaza, une opération baptisée » »Déluge d’Al-Aqsa ».
Depuis, la bande de Ghaza est le théâtre de violentes agressions sionistes sans précédent, ayant fait au moins 11.360 martyrs et plus de 30.000 blessés.
Le siège total imposé par l’entité sioniste, depuis le 9 octobre, à la bande de Ghaza prive la population d’eau, d’électricité, de nourriture et de médicaments, malgré les appels de la communauté internationale à un cessez-le-feu.
Cette nouvelle agression intervient après la normalisation de certains pays arabes avec l’entité sioniste. Elle s’ajoute aux épisodes précédents gravés dans la mémoire du peuple palestinien, notamment la Déclaration funeste de Balfour, le 2 novembre 1917, ayant conduit à la « Nakba » (catastrophe) en 1948, qui a vu des milliers de Palestiniens déplacés de force et dépossédés de leurs terres et biens.
Outre son agression contre Ghaza, l’armée d’occupation sioniste mène quotidiennement des raids et incursions dans des villages et villes de Cisjordanie et à El-Qods, accompagnés d’arrestations et de tirs de balles et de gaz lacrymogènes, note l’APS.




