Prisons sionistes: des détenus palestiniens victimes de répressions répétées et de violences systématiques
Les prisons de l’entité sioniste sont le théâtre d’actes de répression contre les détenus depuis le 7 octobre 2023, a indiqué dimanche le Club des prisonniers palestiniens, relevant que cette journée a été marquée par une intensification de ces opérations, au cours desquelles les unités d’intervention ont tiré des balles en caoutchouc sur les détenus et utilisé des gaz lacrymogènes ainsi que d’autres armes, dont certaines ont provoqué des brûlures.
S’appuyant sur des témoignages recueillis lors de visites effectuées après le 7 octobre 2023 et jusqu’à la fin de la semaine dernière, le Club a décrit une situation caractérisée par une répression systématique, la privation de nourriture et de soins médicaux, ainsi que des violences visant à détruire physiquement et psychologiquement les détenus, a rapporté l’agence de presse palestinienne WAFA.
Selon le Club, ces pratiques s’inscrivent dans une politique qui perdure depuis trois ans, depuis le début du génocide.
Le quartier des détenus de la prison de Damon a notamment été visé par trois opérations de répression le 7 octobre, note la même source, précisant que leurs cellules ont été fouillées à trois reprises, tandis que des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes ont été utilisés, provoquant des cas d’asphyxie parmi les détenues.
D’après les témoignages recueillis, ces dernières ont été conduites menottées vers la cour de la prison, après avoir été la cible de cris et d’insultes.
Elles ont été contraintes de s’allonger sur le ventre jusqu’à la fin des interventions et filmées pendant toute leur durée.
Le Club a également rapporté que 15 détenues avaient été placées en isolement après avoir été contraintes de défaire leurs tresses, l’administration pénitentiaire leur reprochant la manière dont elles arrangeaient leurs cheveux. Les violences se sont poursuivies le lendemain.
Des agents de l’unité Yamaz sont intervenus dans le quartier des détenues et ont utilisé du spray au poivre contre elles. Les détenues ont été agressées, poussées vers la cour de la prison et de nouveau contraintes de s’allonger sur le ventre.
Des fouilles de grande ampleur ont également été menées dans les cellules, où les unités d’intervention ont délibérément jeté les matelas à terre avant d’y répandre des restes de nourriture et des déchets.
Le Club des prisonniers palestiniens a ajouté que les opérations de répression avaient été plus étendues et plus violentes dans les grandes prisons centrales de l’entité sioniste, notamment celles d’Ofer et du Néguev, qui accueillent des milliers de détenus.
Dans certains quartiers, les interventions avaient commencé dès le 6 octobre.
Des dizaines de détenus ont été touchés par des balles en caoutchouc et plusieurs ont ensuite été transférés à l’hôpital, selon le Club.
Ces témoignages mettent en lumière des prisonniers palestiniens, la persistance des violences et la dégradation des conditions de détention dénoncées par les détenus palestiniens dans les prisons de l’entité sioniste, a-t-il souligné.




