Président de la République : l’Etat œuvrera inlassablement à préserver le pouvoir d’achat des citoyens

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’Etat œuvrera inlassablement à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, soulignant que l’économie algérienne repose sur des bases solides lui permettant de réaliser de bons niveaux de croissance.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a indiqué qu’un « PIB de 400 milliards de dollars est envisageable à la fin de 2026 ou au cours du premier trimestre de 2027, et il est même possible de dépasser ce chiffre, comme le confirme le Fonds monétaire international ».
Cette perspective s’explique par « la dynamique de l’investissement, qui se concrétise à travers des milliers de projets à l’échelle nationale ainsi que par la valorisation du potentiel de plusieurs secteurs », a-t-il dit, faisant remarquer que le taux de croissance réalisé par l’économie nationale était supérieur à celui enregistré dans certains pays européens et méditerranéens.
Cette dynamique es t le fruit du rétablissement de la confiance des investisseurs dans l’économie nationale, grâce au climat d’investissement et aux mesures incitatives mises en place par l’Etat dans ce domaine, a ajouté le président de la République, insistant sur la nécessité de renforcer les capacités et de tirer parti de ces avantages de manière rationnelle.
Dans ce contexte, le président de la République a annoncé la signature, dans les prochains jours, d’un décret permettant d’organiser le guichet unique « de manière à identifier le projet d’investissement et ses besoins en matière de foncier », en vue de « parvenir à un équilibre dans la répartition des projets entre les wilayas ».
Il a, dans ce cadre, expliqué que le travail en cours permettra de garantir un « revenu annuel stable » en devises d’au moins 50 milliards de dollars, grâce à l’industrie automobile, aux mines, à l’intégration du fer dans l’industrie nationale et à l’intégration des puces électroniques dans la fabrication locale des équipements électriques et électroménagers.
Après avoir rappelé que l’Algérie œuvrait à augmenter ses recettes hors hydrocarbures, le président de la République a assuré que les hydrocarbures conserveront leur importance, notamment à la lumière de la poursuite des opérations de prospection et d’exploration pétrolières et des efforts visant à attirer de « grandes » compagnies internationales.
Dans le même sillage, il a affirmé que tous, y compris le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), attestent que l’Algérie est « un Etat responsable, à qui l’on ne peut reprocher aucune imprudence sur le marché pétrolier » et que « lorsqu’un consensus se dégage, l’Algérie y adhère afin de contribuer à atténuer l’impact des événements à l’origine des fluctuations du marché pétrolier mondial ».
Concernant la hausse enregistrée dans les prix de certains produits, le président de la République a expliqué qu’elle était due à la cupidité de certains commerçants, notamment ceux qui bénéficient de subventions, assurant que l’Etat poursuit sa démarche visant à préserver le pouvoir d’achat des citoyens à travers la lutte contre la spéculation, notamment sur les produits subventionnés.
Le président de la République a également évoqué l’existence de nombreux opérateurs économiques qui ont tenté de contourner la réglementation afin d’obtenir des devises dans le cadre d’opérations d’importation, au détriment de l’économie nationale, assurant que l’Etat restera aux aguets face à ces « pratiques parasitaires » et prendra les mesures légales nécessaires une fois les enquêtes achevées.
Le président de la R épublique a, par ailleurs, évoqué les grands projets structurants qui ont vocation à contribuer au renforcement du tissu industriel national, conformément à la forte volonté des pouvoirs publics de diversifier les exportations hors hydrocarbures.
A ce propos, le président de la République a cité l’exemple de la rentrée scolaire, qui s’est déroulée en s’appuyant sur des fournitures produites localement, alors qu’elles étaient importées il y a quelques années, mettant en exergue la dynamique de développement que connaît le pays dans tous les domaines.
S’agissant du projet de phosphate intégré, le président de la République a mis en avant l’importance des étapes franchies pour la valorisation de cette richesse, rappelant l’avancement des travaux de réalisation de la ligne ferroviaire liée au projet qui devraient s’achever « à la fin de l’année au plus tard », avec « la possibilité de gagner un ou deux mois, sachant que les essais techniques s’achèveront fin octobre courant ».
Concernant le projet d’extension du port d’Annaba, relevant du projet de phosphate intégré, le président de la République a indiqué que les travaux avancent à un rythme permettant de gagner du temps et de livrer le projet à la fin du premier trimestre de 2027, d’autant plus que la société chinoise entamera, cette semaine, l’installation des équipements et engins destinés à l’exportation du phosphate.




