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Poutine signe des traités sur l’adhésion à la Russie du Donbass et de deux autres régions

Dans la foulée des récents référendums d’autodétermination organisés dans le Donbass et dans les régions de Kherson et Zaporojié, une cérémonie a eu lieu au Kremlin, en présence de Vladimir Poutine et des dirigeants des territoires concernés.

Le président russe a ensuite signé les documents formalisant le rattachement à la Fédération de Russie des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que des régions de Kherson et de Zaporojié.

 Il a ensuite écouté l’hymne national russe, aux côtés des dirigeants des quatre nouvelles entités territoriales. Ils ont enfin scandé «Russie ! Russie !», à l’unisson avec la salle.

Le thème de la souveraineté a été au centre du discours de Vladimir Poutine : il a appelé à continuer la bataille «pour notre Grande Russie historique, nos enfants et nos petits-enfants», qu’il convient de protéger de l’influence occidentale.

Il a également appelé à suivre un «chemin spirituel» historique, saluant la volonté exprimée lors des référendums de rejoindre la «patrie». «Nous allons protéger la Russie», a-t-il conclu avant d’être applaudi.

Le président russe a moqué le «délire» que constituent à ses yeux les débats sur le genre en Occident, certains pays permettant notamment de choisir «un parent 1 et un parent 2».

 Il s’agit d’une «négation complète des valeurs traditionnelles», à laquelle la Russie s’opposera fermement.

A propos des sanctions visant la Russie, Vladimir Poutine a estimé que celles-ci contribueront à la «désindustrialisation» et à la «ruine» de l’Europe.

Le dirigeant a également accusé l’Occident d’ «opportunisme» par rapport au respect des règles internationales, se permettant de traiter les autres pays de «barbares» et se prétendant à tort un défenseur de la démocratie.

Or, les élites occidentales restent des «colonisateurs» qui pratiquent toujours un «racisme» et la «russophobie», qui cherchent à imposer partout «le modèle néolibéral», note le président Poutine.

 Il a fait référence à la guerre de l’opium en Chine, afin de s’accaparer les ressources de ce pays, parmi d’autres actions dirigées «contre la justice et contre le droit».

A contrario, la Russie a soutenu les mouvements anticoloniaux au 20e siècle, un motif de «fierté» selon le président russe. «Au lieu de la démocratie», l’Occident n’apporte que «l’exploitation» dans le monde, a-t-il lancé.

Le président russe appelle l’Ukraine à «cesser immédiatement les hostilités».

Vladimir Poutine : «Les habitants de ces régions vont devenir des citoyens de la Russie pour toujours».

«Les Occidentaux ont considéré que la Russie allait continuer à se désintégrer», mais cela ne s’est pas produit, selon Vladimir Poutine.

«Rappelons-nous les terribles années 1990, les années de faim et désespoir», a-t-il évoqué, accusant les pays occidentaux de s’opposer à l’émergence de nouveaux centres de pouvoir et de porter atteinte à la souveraineté des Etats qui n’accepteraient pas d’être des «vassaux».

Face à cette volonté hégémonique, «la Russie défendra ses valeurs», a-t-il assuré.

Après avoir annoncé la reconnaissance des référendums de rattachement à la Fédération de Russie tenus dans les régions de Donetsk, Lougansk, Zaporojié et Kherson, Vladimir Poutine a demandé une minute de silence pour les soldats russes morts au combat dans le cadre du conflit en Ukraine.

Russia Today

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