Moyen-Orient

Poursuite de l’agression sioniste contre le Liban : l’ONU confirme le décès de 103 civils depuis le cessez-le-feu

Les Nations unies ont annoncé mercredi avoir pu confirmer la mort de 103 civils au Liban depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu avec l’entité sioniste en novembre 2024, appelant à un arrêt immédiat des hostilités.

« Nous constatons encore aujourd’hui les conséquences dévastatrices de frappes aériennes et attaques de drones sur des zones résidentielles et à proximité des forces de maintien de la paix de l’ONU dans le sud » du pays, a déclaré dans un communiqué le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk.

Le responsable onusien a appelé à redoubler d’efforts pour une trêve durable, plus de dix mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

« Les familles sont incapables de commencer à reconstruire leurs maisons et leur vie, et elles doivent désormais faire face au danger imminent de nouvelles frappes. Des centaines d’écoles, de centres de santé, de lieux de culte et d’autres infrastructures civiles endommagées restent des zones interdites d’accès, ou, au mieux, partiellement utilisables », a-t-il détaillé.

L’entité sioniste a continué de bombarder le Liban presque quotidiennement, malgré la trêve censée mettre fin à plus d’un an d’hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le Hezbollah.

Le Haut-Commissariat a indiqué avoir été en mesure de confirmer la mort de 103 civils entre novembre 2024 et fin septembre dernier sur le territoire libanais, suite aux frappes aériennes et attaques de drones sionistes.

Le 21 septembre, un drone de l’armée sioniste a frappé un véhicule et une moto dans la zone frontalière de Bint Jbeil, tuant cinq personnes, dont trois enfants.

Volker Türk a exigé l’ouverture d’une « enquête indépendante et impartiale » sur cet évènement, ainsi que sur d’autres cas qui soulèvent des questions quant au respect du droit international humanitaire.

De son côté, le ministère libanais de la Santé a annoncé mercredi qu’une personne avait été tuée et cinq autres blessées lors d’une frappe sioniste dans le sud du pays.

Plus de 80.000 personnes restent déplacées au Liban à cause des violences, a rappelé l’organe onusien dans son communiqué.

« Pendant toute la durée des hostilités, les civils et les infrastructures civiles doivent être protégés et le droit international humanitaire pleinement respecté, quelles que soient les allégations de violations du cessez-le-feu », a encore martelé Volker Türk.

« La mise en œuvre de bonne foi du cessez-le-feu est la seule voie vers une paix durable », a-t-il insisté.

(APS)

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