Pétrole: le baril de Brent à plus de 84 dollars

Après plusieurs jours de baisse, le pétrole se stabilisait vendredi, pris entre les inquiétudes sur la demande et
l’annonce par la Russie de l’allègement de ses restrictions d’exportations sur le diesel, sous certaines conditions.
Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre prenait 0,05% à 84,12 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en novembre, gagnait 0,06% à 82,37 dollars.
Les deux références mondiales évoluaient à leurs plus bas niveaux depuis fin août.
Le Brent avait perdu 14% et le WTI 13% depuis jeudi de la semaine précédente, lorsque le Brent s’approchait des 100 dollars le baril, et que le WTI culminait à un plus haut niveau depuis août 2022.
Au coeur de ce déclin résident « les inquiétudes concernant les perspectives de l’économie mondiale et donc de la demande de pétrole », selon des analyste du marché, expliquent que le message des principales banques centrales laissant entrevoir des taux d’intérêt élevés pour une période prolongée, combiné à l’envolée des taux obligataires américains, risquent de « nuire à l’économie mondiale et donc à la deman de de pétrole.
Moscou a quelque peu relâché ses limitations d’exportation sur le diesel.
« Les restrictions sur l’exportation de diesel livré aux ports maritimes par pipeline ont té levées, à condition que le fabricant fournisse au moins 50% du carburant diesel produit sur le marché intérieur », a déclaré Moscou dans un communiqué actualisé sur le compte Telegram du gouvernement.
En septembre, la Russie avait interrompu ses exportations de gazole et d’essence vers toutes les destinations, à l’exception de quatre anciennes républiques soviétiques.
« Ces flux vers les ports occidentaux de la Russie représentent la majeure partie du volume exporté », notaient les analystes.
Vendredi, le contrat de référence du gazole européen, pour livraison en octobre, chutait en conséquence de 1,64% à environ 854 dollars la tonne.
APS



