Pékin regrette l’expiration du traité New START entre Washington et Moscou

La Chine a exprimé jeudi son regret face à l’expiration du traité New START, qui encadrait depuis plus d’un demi-siècle les arsenaux nucléaires stratégiques des États-Unis et de la Russie. Pékin appelle Washington à reprendre rapidement le dialogue avec Moscou sur la « stabilité stratégique ».
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a souligné que la fin de ce traité « risque d’avoir un impact négatif sur le système international de contrôle des armements nucléaires et sur l’ordre nucléaire mondial ». La Russie s’est dite ouverte à de nouveaux pourparlers de sécurité, tout en affirmant qu’elle réagirait fermement à toute menace.
La Chine exhorte les États-Unis à « gérer de manière responsable les modalités de suivi » et à renouer le dialogue stratégique avec Moscou, une attente partagée par la communauté internationale, selon Lin.
Pékin a par ailleurs réaffirmé son engagement envers une doctrine nucléaire d’autodéfense, rappelant sa politique de non-recours en premier à l’arme nucléaire et son refus d’utiliser ou de menacer d’utiliser ces armes contre des États non dotés. Lin a précisé que l’arsenal chinois reste limité au strict minimum nécessaire à la sécurité nationale et demeure bien inférieur à ceux de Washington et de Moscou.
La Chine a également indiqué qu’elle ne participerait pas aux négociations bilatérales de désarmement entre les deux puissances nucléaires.
De son côté, la Maison Blanche a déclaré que le président Donald Trump déciderait « selon son propre calendrier » de la voie à suivre en matière de contrôle des armements nucléaires.
(Agences)




