Agression sioniste contre Ghaza : 3,5 milliards de dollars de dommages dans le secteur agricole

Le secteur agricole à Ghaza a subi, durant l’agression génocidaire menée par l’entité sioniste depuis octobre 2023, des pertes qui cumulent à 3,49 milliards de dollars, entraînant un « effondrement presque total » de la sécurité alimentaire dans l’enclave, montrent des données publiées par le ministère palestinien de l’Agriculture.
Un nouveau document, publié dernièrement, par le ministère palestinien de l’Agriculture, met en lumière les dommages causés par l’occupation sioniste sur le secteur agricole de l’enclave, estimant le total des pertes du secteur à environ 3,49 milliards de dollars.
Outre le bilan humain colossal, la guerre génocidaire sioniste a ciblé toutes les infrastructures de subsistance et d’autosuffisance palestiniennes, comme l’ont démontré de nombreux rapports parus au cours des trois années écoulées. Le rapport estime que l’exposition de la bande de Ghaza à une destruction à grande échelle, au plus fort de la guerre génocidaire entre 2023 et 2025, a mené à « un effondrement presque total de la structure de production agricole ».
Le taux de dommages dépasse les 85% dans la plupart des secteurs, conclut l’analyse croisée d’images aériennes à haute résolution, des systèmes d’information géographique (SIG) ainsi que des bases de données agricoles officielles. Les bombardements sionistes ont causé des dommages à près de 158,909 km2 de terres agricoles, sur un total de 182 247 km2 de terres cultivables, soit un taux global de dommages de 87,1%, entraînant un recul considérable de la production des cultures.
Le ministère de l’agriculture souligne un effondrement presque total du système d’irrigation agricole, avec environ 8.700 puits d’eau agricoles détruits, en plus des dommages subis par 3.828 bassins d’eau agricoles et de la destruction de 1.371 kilomètres de canalisations de transport de l’eau agricole.
Quant au secteur de la production animale, le taux de dommages est estimé à 90,3%, les pertes englobant des dommages subis par plus de 5.450 élevages de ruminants et environ 2.300 élevages de volailles. Plus de 69.000 animaux ruminants et 2,79 millions d’oiseaux ont perdu la vie, et 28.400 ruches d’abeilles ont été gravement endommagées.
Le secteur de la pêche est également très impacté, avec près de 1.674 bateaux de pêche, sept fermes aquacoles et environ 450 bassins à double usage endommagés, en plus de la destruction de la seule écloserie de poissons, entraînant un arrêt presque total des activités de pêche et de production de poisson.
Concernant les infrastructures agricoles, le ministère détaille qu’environ 93 pépinières agricoles, 18 couveuses et 134 chambres froides de stockage agricole ont été détruites de manière quasi totale. Les données concernent également la destruction massive des centres gouvernementaux, des laboratoires vétérinaires, des stations expérimentales et de traitement de l’eau, en plus des lourds dommages qui ont touché les installations et les ports des pêcheurs ainsi que les infrastructures de services qui leur sont liées.
« Ce niveau de destruction ne se résume pas à une simple perte d’infrastructures : il s’agit de l’effondrement du système agroalimentaire de Ghaza et de ses moyens de subsistance », alertait déjà l’an dernier, la directrice générale adjointe de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Beth Bechdol.
(APS)




