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Palestine occupée : des experts de l’ONU mettent en garde contre l’escalade de la terreur des colons

Des experts de l’ONU s’alarment de la recrudescence des actes de terrorisme perpétrés par les colons sionistes dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Al-Qods-Est, et du risque existentiel qu’ils représentent pour la présence des Palestiniennes sur leur terre.

« Les attaques incessantes des colons, menées avec le soutien de (l’entité sioniste), sont devenues une terreur quotidienne pour les Palestiniens, semant la peur, l’incertitude et une profonde insécurité qui contraignent inévitablement au déplacement forcé de la population autochtone », ont déclaré ces experts dans un communiqué publié lundi.

Selon ces experts, dont Francesca Albanese, Alexandra Xanthaki et Koldo Casla, « l’escalade de la violence, perpétrée en toute impunité, sert d’instrument de coercition aux mains de la puissance occupante, facilitant le nettoyage ethnique. »

Les experts ont constaté, en effet, une forte augmentation du nombre de Palestiniens tués ou blessés lors d’attaques de colons en 2026.

« La brutalité des colons a atteint des niveaux sans précédent cette année, avec au moins treize Palestiniens tués et près de cinq cents blessés en cinq mois. Le nombre de morts et de blessés dépasse celui des années précédentes », ont-ils affirmé.

Bien qu’aucune partie de la Cisjordanie n’ait été épargnée, la poursuite des déplacements de populations palestiniennes exposerait environ 663 km² de terres à une expansion accrue des colonies.

Les communautés palestiniennes de la zone C – qui demeure sous contrôle militaire et civil sioniste total – sont touchées de manière disproportionnée.

Cette situation est particulièrement critique dans la vallée du Jourdain et les collines du sud d’El-Khalil, où les populations subissent de plein fouet les violences et les déplacements de population.

Dans des localités comme Masafer Yatta, les raids quasi quotidiens menés par les colons sionistes et les forces d’occupation font désormais partie intégrante du quotidien.

« La violence est utilisée comme un outil calculé et ciblé pour priver les Palestiniens d’accès aux services essentiels, aux terres agricoles et aux pâturages, dans le but ultime de rompre leur lien avec la terre », ont déclaré les experts.

Le village d’Umm al-Kheir, dans les collines du sud d’El-Khalil, en est un exemple frappant. Il est désormais encerclé par la colonie de Carmel et un nouvel avant-poste dont la construction a débuté en juillet 2025. La communauté a subi des coupures d’eau et d’électricité répétées, des démolitions et des attaques violentes de la part des colons.

Selon les experts, la récente escalade régionale a détourné l’attention internationale des réalités qui se déroulent dans le territoire palestinien occupé.

« Face à l’absence de réaction et de condamnation, (l’entité sioniste) continue d’éroder irréversiblement le droit des Palestiniens à l’autodétermination, pourtant inscrit dans le droit international », ont-ils averti.

Les experts exigent, à ce titre, de l’entité sioniste de « cesser immédiatement » de faciliter la violence des colons et les déplacements forcés de population, notamment par un soutien financier, militaire, législatif et politique aux colonies et avant-postes, et à garantir que les auteurs d’attaques de colons rendent des comptes et que les communautés palestiniennes soient effectivement protégées.

(APS)

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