Palestine: les zones de sécurité désignées par l’entité sioniste à Ghaza sont des lieux de mort, selon l’ONU

Les Nations unies ont assuré vendredi qu’il n’existait pas de refuge sûr pour les Palestiniens contraints de quitter la ville de Ghaza, qualifiant de « lieux de mort » les zones de sécurité désignées par l’entité sioniste dans le sud.
« Les soi-disant zones de sécurité sont aussi des lieux de mort », a affirmé James Elder, porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) s’exprimant depuis Ghaza.
Selon lui, dans le sud du pays « des bombes sont larguées avec une prévisibilité effrayante, les écoles qui avaient été désignées comme abris temporaires sont régulièrement réduites en ruines, et les tentes (…) sont régulièrement la cible de bombardements aériens ». M. Elder a insisté sur le fait que « l’émission d’un ordre général d’évacuation des civils ne signifie pas que ceux qui restent sur place perdent leur protection civile ».
Les « soi-disant zones de sécurité », a-t-il insisté, « sont aussi des lieux de mort ». Or Al-Mawasi « est aujourd’hui l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète. La zone est surpeuplée à un point inadmissible et a été privée des moyens de survie les plus élémentaires ».
Fin 2023, l’ONU avait déjà commencé à « remettre en cause ce concept de zone de sécurité déclarée unilatéralement », a rappelé M. Elder, soulignant qu' »il est de la responsabilité de la puissance occupante, de veiller à ce qu’une zone de sécurité dispose de tous les éléments essentiels à la survie, à savoir de la nourriture, des abris et des installations sanitaires ».
(APS)




