Paix en Afrique : le Parlement panafricain appelle à renforcer son partenariat avec le Conseil de paix et de sécurité

Le Président du Parlement panafricain, M. Fateh Boutbig a souligné que les défis auxquels l’Afrique est confrontée aujourd’hui font de la consolidation de la paix ainsi que de la préservation de la sécurité et de la stabilité une responsabilité continentale partagée, qui exige une complémentarité des rôles et une conjugaison des efforts entre les différentes institutions de l’Union africaine.
Il a tenu ces propos aujourd’hui, 19 août 2026 à Addis-Abeba, à l’ouverture des travaux de la Réunion consultative conjointe 2026 entre le Conseil de paix et de sécurité et le Parlement panafricain, qu’il copréside avec M. Mohamed Khaled, Représentant permanent de l’Algérie auprès de l’Union africaine et Président du Conseil de paix et de sécurité pour le mois d’août.
Le Président du Parlement panafricain a relevé que le Conseil de paix et de sécurité assume une responsabilité centrale au sein de l’architecture africaine de paix et de sécurité, tandis que le Parlement panafricain apporte à cette architecture une dimension parlementaire et populaire essentielle, permettant de jeter un pont entre les décisions continentales et les réalités nationales, ainsi qu’entre les institutions de l’Union africaine et les aspirations des citoyens africains.
Fateh Boutbig a mis en exergue l’importance du rôle que le Parlement panafricain peut jouer dans le domaine de la diplomatie préventive, l’ouverture de canaux de dialogue, le renforcement de la confiance, le soutien aux processus de médiation et de réconciliation, la contribution aux mécanismes d’alerte précoce, ainsi que l’accompagnement des États et des communautés durant les périodes de transition et de crise.
Il a également insisté sur l’importance du rôle législatif du Parlement panafricain dans la transposition des engagements et des décisions continentales dans les cadres juridiques nationaux, la mobilisation des parlements nationaux en faveur de la ratification des instruments de l’Union africaine, leur harmonisation avec les législations nationales et le suivi de leur mise en œuvre.
Le Président du Parlement panafricain a souligné que cette institution ne conçoit pas son rôle comme une alternative au Conseil de paix et de sécurité ni comme une voie parallèle à son action, mais plutôt comme une force complémentaire et un appui à ses efforts. Il a ainsi appelé à l’instauration d’un partenariat institutionnel stratégique et durable, passant de la consultation à la coordination, de la coordination à l’action conjointe, et de la réponse aux crises à leur prévention.
Fateh Boutbig a estimé que la réunion de ce jour devrait constituer une nouvelle étape dans ce partenariat, fondé sur la confiance, la complémentarité, le partage d’informations et la régularité des consultations, afin de mobiliser les capacités respectives des deux institutions au service de l’objectif de l’Union africaine : bâtir un continent jouissant de la paix, de la sécurité et de la stabilité, et capable d’élaborer lui-même les solutions à ses propres défis.
Le Président du Parlement panafricain a déclaré que « Le Conseil de paix et de sécurité assume une responsabilité continentale centrale dans la préservation de la paix, tandis que le Parlement panafricain porte la voix des peuples et la légitimité de leur représentation. Lorsque la volonté politique rencontre la légitimité populaire, notre action continentale se rapproche davantage de nos peuples et devient plus à même d’obtenir des résultats. »
En conclusion de son intervention, il a appelé à faire du partenariat entre le Conseil de paix et de sécurité et le Parlement panafricain un modèle de complémentarité institutionnelle au sein de l’Union africaine, tout en consolidant le principe des « solutions africaines aux problèmes africains ».




