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ONU: Guterres appelle à la solidarité mondiale en faveur de « l’école du 21e siècle »

Le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres a appelé lundi à la solidarité mondiale en faveur
de « l’école du 21e siècle », préconisant une éducation de qualité accessible à tous, prodiguée tout au long de la vie et adaptée aux besoins de la société et du travail.
Encourageant une refonte de la formation des enseignants et des efforts contre la fracture numérique, M. Guterres a appelé lors de la clôture du Sommet sur la transformation de l’éducation, à la solidarité mondiale dans le financement prioritaire de l’éducation grâce à l’appui des institutions
financières.


« Je me considère comme un étudiant à vie », a confié le chef de l’ONU, aux étudiants, enseignants et à tous les participants du Sommet sur la transformation de l’éducation, qui a débuté vendredi au siège des Nations Unies à New York.
« Chaque personne ici présente sait que l’éducation transforme les vies, les économies et les sociétés », a-t-il déclaré, « mais nous savons qu’il nous faut transformer l’éducation car elle traverse une crise profonde ».
Rappelant les derniers chiffres publiés par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), qui constate que 70% des enfants de 10 ans dans les pays pauvres sont incapables de lire un texte élémentaire, M. Guterres a critiqué un système éducatif à deux vitesses qui, même dans les pays
développés, creuse les inégalités au lieu de les réduire et perpétue ce fossé de génération en génération.


« L’effet dévastateur de la pandémie de Covid-19 sur l’apprentissage dans le monde entier n’a fait qu’aggraver les failles préexistantes des systèmes éducatifs, desservis par leurs programmes scolaires obsolètes, par un corps enseignant sous-payé et déconsidéré, par une fracture numérique qui
pénalise les élèves les plus démunis ».
Mais il n’est plus possible, pour résoudre ces carences, de se contenter d’activer ou de seulement améliorer les méthodes actuelles, a-t-il constaté, préconisant plutôt leur transformation par une nouvelle
conception de l’éducation appropriée au 21e siècle : un enseignement de qualité prodigué tout au long de la vie, qui doit s’adapter à l’évolution rapide du travail et offrir les bases de l’apprentissage comme la lecture,
l’écriture et les mathématiques, mais aussi des compétences scientifiques, numériques, sociales et émotionnelles.


Le jour de l’ouverture du Sommet, vendredi, des jeunes ont partagé une Déclaration de la jeunesse avec le Secrétaire général, présentant leurs recommandations collectives aux décideurs politiques sur la transformation qu’ils souhaitent voir, ainsi que leurs engagements pour l’action en
matière d’éducation.


La Déclaration qui stipule que « pour refaire le monde, nous devons d’abord transformer l’éducation », appelle les décideurs à inclure les jeunes dans la conception et la mise en œuvre des politiques liées à l’éducation, en tant que partenaires et pas seulement bénéficiaires.
Lors du sommet, plus de 130 pays se sont engagés à relancer leurs systèmes éducatifs et à accélérer les mesures pour mettre fin à la crise de l’apprentissage.

(APS)

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