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Human Rights Watch : l’entité sioniste restreint l’aide humanitaire à Ghaza

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a mis en garde contre le risque de famine qui menace de réapparaître dans l’enclave palestinienne en l’absence d’un accès humanitaire durable et d’un approvisionnement continu. Human Rights Watch a dénoncé les pratiques de l’entité sioniste visant à restreindre l’aide humanitaire et continuant de tuer des civiles pendants le cessez-le-feu à Ghaza.

« Alors que le Conseil de paix s’apprête à présenter son nouveau rapport semestriel au Conseil de sécurité des Nations unies le 21 mai, les autorités (sionistes) sont en train de saper les moyens d’acheminer l’aide humanitaire vitale à Ghaza », affirme l’ONG dans un communiqué.

Citant le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), HRW soutient que les volumes d’aide restent bien en deçà des niveaux requis et les voies d’accès humanitaires vitales à Ghaza ont été bloquées à plusieurs reprises.

« Le plan (de paix) était censé apporter un soulagement. Au lieu de cela, les Palestiniens de Ghaza continuent d’avoir faim, n’ont toujours pas accès aux soins médicaux et des civils continuent d’être tués », déclare Adam Coogle, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

Selon cette organisation de défense des droits de l’homme, les volumes d’aide ont diminué depuis début 2026 et ils n’ont jamais atteint le minimum jugé nécessaire par l’ONU.

Quatre agences de l’ONU ont averti en décembre 2025 que la famine, repoussée quelques semaines plus tôt grâce au cessez-le-feu, pourrait rapidement resurgir sans un accès et un approvisionnement soutenus.

Pis encore, les attaques sionistes incessantes ont tué au moins 856 Palestiniens et ont blessé 2.463 autres personnes.

Par ailleurs, aucun des 37 hôpitaux de Ghaza n’était pleinement opérationnel, et seuls 19 fonctionnaient même partiellement, selon l’OCHA.

Plus de 43 000 personnes ont subi des blessures qui ont bouleversé leur vie, dont un enfant sur quatre, et plus de 50 000 ont besoin de soins de réadaptation à long terme, alors qu’au moins 46 % des médicaments essentiels sont en rupture de stock, estime de son côté l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les rongeurs et les insectes se propagent dans les camps de déplacés, et les infections cutanées ainsi que d’autres maladies sont en augmentation, a rapporté aussi l’OCHA.

« Quoi que le Conseil de paix dise au Conseil de sécurité, voilà à quoi ressemble la vie à Ghaza, depuis six mois », déplore Adam Coogle.

HRW exige, dans ce contexte, des autorités sionistes de se conformer « immédiatement » à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, notamment en garantissant le passage sans entrave de l’aide humanitaire à grande échelle par tous les points de passage, en levant les restrictions illégales imposées à l’UNRWA et aux autres organisations humanitaires internationales, et en assurant la sécurité du personnel humanitaire.

L’organisation exige, en outre, des gouvernements de suspendre les transferts d’armes vers l’entité sioniste, d’imposer des sanctions ciblées aux responsables impliqués dans des violations graves, de suspendre les accords commerciaux préférentiels avec l’entité sioniste et promouvoir la responsabilité en soutenant la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI), notamment en faisant exécuter les mandats d’arrêt de la CPI.

(APS)

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