ONU/Conseil de sécurité : consultations sur le Yémen

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU recevront mercredi, un briefing sur le Yémen lors de consultations à huis clos qui seront précédées par des discussions sur un projet de résolution renouvelant le régime de sanctions contre le pays, en conflit depuis près de neuf ans.
Les briefers attendus sont l’Envoyé spécial pour le Yémen, Hans Grundberg, la Secrétaire générale adjointe pour les affaires humanitaires, Joyce Msuya, et le chef de la Mission des Nations unies pour soutenir l’Accord de Hodeidah (UNMHA), Michael Beary.
Avant les consultations, le Conseil devrait se prononcer sur un projet de résolution renouvelant le régime de sanctions contre le Yémen jusqu’au 15 novembre 2023.
Le Yémen continue de connaître sa plus longue accalmie des combats depuis que la trêve entre le gouvernement yéménite et le mouvement Ansarullah (dit Houthis) a commencé le 2 avril 2022, malgré l’échec des parties à renouveler l’accord au début d’octobre dernier.
Mme Msuya informera les membres de la situation humanitaire et des opérations d’aide. On estime que 21,6 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire et de protection, ce qui représente une légère diminution par rapport aux 23,4 millions de personnes qui avaient besoin d’aide l’an dernier.
La Secrétaire générale adjointe pour les affaires humanitaires pourrait également mettre en lumière les choix critiques auxquels sont confrontées les parties au conflit, qui pourraient soit accepter un cessez-le-feu plus permanent, soit décider de reprendre le combat, selon des sources diplomatiques.
Elle devrait aussi évoquer les contraintes d’accès auxquelles sont confrontés les efforts de secours, que le Plan d’intervention humanitaire (PRH) de 2023 pour le Yémen, publié le mois dernier, décrit comme « restant le défi le plus important pour une action humanitaire efficace au Yémen ».
Selon les mêmes sources, les membres du Conseil peuvent à nouveau soulever la question du FSO Safer, le navire flottant de stockage et de déchargement de pétrole qui est amarré dans la mer Rouge au large de la ville de Hodeidah.
Les Etats membres se sont inquiétés du retard dans le lancement de l’opération de sauvetage prévue du navire, mise au point l’année dernière pour éviter une catastrophe environnementale potentielle en cas de déversement de pétrole ou d’explosion.
APS+




