Objet d’une mise au ban qui s’accentue en Allemagne, l’ex- chancelier Schröder défie son monde

Le gouvernement allemand envisage de revenir sur les avantages, dont l’attribution de bureaux, accordés à l’ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, rapportent, samedi, des médias locaux, citant le ministère des finances.
Taxé de proche du président russe Vladimir Poutine, Schröder est sous les fourches caudines dans son propre pays et dans l’occident, depuis le déclenchement de l’opération russe en Ukraine, l’ancien chancelier refusant tout autant à mettre fin à ses responsabilités dans plusieurs groupes russes et à condamner la Russie.
Droit dans ses bottes, Gerhard Schröder a eu à réitérer, dans une interview accordée au New York Times la semaine passée, sa volonté à ne point renoncer à ses mandats dans les entreprises russes, et qu’il ne le ferait que si Moscou venait à cesser ses livraisons de gaz à l’Allemagne. Un scénario qu’il exclut mordicus, pour l’heure.
Une posture suffisante pour faire de lui le mouton noir parmi l’élan des pays occidentaux envers l’Ukraine.
«Les anciens titulaires de postes de haut niveau, qui sont manifestement aux côtés de gouvernements criminels, ne peuvent pas compter sur le soutien de l’Etat», a ainsi vitupéré le ministre des finances, Christian Lindner, repris par des journaux locaux.
Il faut savoir qu’en tant qu’ancien chancelier, Schröder a droit encore à plusieurs bureaux à la chambre des députés et à un budget pour du personnel. Un privilège, qui coûte 400.000 euros par an aux contribuables, ont précisé les même sources.
N.B.




