Nucléaire : l’Iran critique les puissances européennes au sujet des projets de sanctions

L’Iran a critiqué vendredi la décision des puissances européennes de rétablir des sanctions internationales à l’encontre du pays d’ici la fin du mois s’il ne remplit pas certaines conditions, notamment si Téhéran n’autorise la reprise des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
« Ce que font les Européens est politiquement biaisé et politiquement motivé (…). Ils ont tort à différents niveaux en essayant de détourner le mécanisme prévu par le Plan d’action global commun (JCPoA) », a déclaré à la presse à Genève le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, en référence à l’accord sur le nucléaire iranien de 2015.
Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne – connus sous le nom de « groupe E3 » – ont lancé fin août un processus de 30 jours pour rétablir des sanctions des Nations unies contre l’Iran, imposant à Téhéran leurs conditions pour retarder ce mécanisme dit de « snapback ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré avoir présenté un « plan raisonnable et réalisable » lors de ses dernières discussions en date avec ses homologues européens, organisées mercredi. L’offre des pays du groupe E3 de reporter le « snapback » de six mois au maximum pour permettre des négociations sérieuses est conditionnée au rétablissement de l’accès des inspecteurs de l’AIEA aux sites nucléaires de l’Iran et par des pourparlers avec les États-Unis.
Saïd Khatibzadeh a déclaré que toutes les options étaient envisageables en cas d’échec de la diplomatie. « Si les Européens s’engagent dans cette voie, ils portent l’imprévisibilité à son plus haut niveau possible et ils sont responsables (…) de tous les risques futurs », a-t-il dit, selon l’agence Anadolu.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit voter vendredi sur une résolution qui lèverait définitivement les sanctions imposées par l’Onu à l’Iran.
(Agences)




