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Normalisation avec l’entité sioniste : le Makhzen s’enfonce dans sa dérive et piétine la volonté du peuple marocain

Le Makhzen s’enfonce davantage dans sa dérive et franchit un nouveau cap dans sa normalisation avec l’entité sioniste. Alors que cette politique continue de susciter un rejet massif au sein de la société marocaine, Rabat a décidé d’aller plus loin dans l’institutionnalisation de ses relations avec l’entité sioniste, en annonçant l’élévation des représentations diplomatiques au rang d’ambassades et l’échange d’ambassadeurs entre les deux parties.

Les images de la cérémonie de signature, montrant le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le visage inexpressif et la tête inclinée, parapher les accords avec la partie sioniste, donnent une lecture particulièrement saisissante de cette nouvelle étape.

Dans cette séquence, Bourita, à l’image du Maroc, semble incarner une situation de soumission criante: privé de toute véritable marge de décision, il apparaît réduit à entériner des orientations qui lui seraient dictées de l’extérieur. Le ministre marocain semble ainsi se muer en l’incarnation d’un régime du Makhzen transformé en marionnette, dont les fils seraient tirés au gré des intérêts de l’entité sioniste, tandis que le Maroc est entraîné toujours plus loin dans une normalisation qui semble échapper à la volonté de son propre peuple.

Mais derrière les cérémonies officielles et les accords signés se dessine une réalité bien différente : celle d’un fossé qui ne cesse de se creuser entre les choix du pouvoir marocain et les positions exprimées au sein de la société.

Car cette normalisation ne semble nullement traduire la volonté du peuple marocain. Elle apparaît au contraire comme une politique imposée d’en haut, poursuivie malgré les mobilisations, les dénonciations et les appels répétés à mettre fin à toute relation avec l’entité sioniste.

Au Maroc, les voix opposées à cette normalisation continuent de se faire entendre. Des organisations de la société civile ont récemment manifesté devant le Parlement pour réclamer la fermeture du bureau de liaison sioniste et l’annulation de la normalisation, tout en dénonçant la poursuite des massacres commis contre les Palestiniens à Ghaza.

Cette contestation intervient également à quelques jours des élections législatives prévues le 23 septembre. Des appels au boycott se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux, où des hashtags dénonçant la normalisation et appelant à ne pas participer au scrutin sont largement relayés.

Le mouvement Al Adl wal Ihsane a, pour sa part, officiellement annoncé son boycott des élections législatives et appelé les citoyens marocains à en faire de même, invoquant notamment une défiance profonde à l’égard du système politique actuel.

L’Instance marocaine de soutien aux causes de la Oumma s’est également élevée contre cette politique de normalisation, réaffirmant son rejet de tout approfondissement des relations avec l’entité sioniste et appelant à mettre fin à cette orientation, en solidarité avec le peuple palestinien et face à la poursuite des massacres à Ghaza.

Ainsi, entre une normalisation que le Makhzen pousse toujours plus loin et une société qui exprime son rejet de cette orientation, la fracture apparaît de plus en plus manifeste.

Alors que le peuple palestinien continue de payer un lourd tribut sous les bombardements et les agressions génocidaires sionistes, Rabat choisit non seulement de maintenir ses relations avec l’entité sioniste, mais de les approfondir et de les officialiser davantage.

Le Maroc semble ainsi avoir dépassé depuis longtemps le stade du simple rapprochement diplomatique. Par l’ampleur des coopérations désormais envisagées et par la multiplication des accords, il assume au grand jour une orientation qui le place du côté de l’entité sioniste au moment même où celle-ci est accusée de commettre les pires crimes contre le peuple palestinien.

Un choix qui, loin de rapprocher le pouvoir de son peuple, semble au contraire accentuer la fracture entre les autorités marocaines et la société qui refuse de voir son pays s’engager davantage dans cette voie.

À travers cette normalisation poussée jusqu’à l’ouverture d’ambassades et l’échange d’ambassadeurs, le Makhzen semble donc avoir choisi son camp. Reste à savoir jusqu’où il entend aller dans cette fuite en avant, alors que la contestation de cette orientation ne cesse de gagner en visibilité au sein de la société marocaine.

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