Nigeria: confinement dans l’Etat de Zamfara après des attaques de « bandits »

Les autorités de l’Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, ont imposé un confinement parmi d’autres restrictions visant à enrayer les récentes attaques de bandes criminelles après l’échec d’un accord de paix, selon des responsables. Le nord et le centre du Nigeria sont le théâtre d’activités de groupes
criminels, appelés localement « bandits », qui attaquent et pillent des villages, tuent leurs habitants ou les enlèvent contre le paiement de rançons.
Ces nouvelles restrictions à Zamfara, annoncées dans un communiqué jeudi, illustrent la complexité des défis sécuritaires auxquels est confronté le pays le plus peuplé d’Afrique à quatre mois de l’élection présidentielle.
Zamfara, particulièrement frappé par les violences de bandits, avait joui d’une accalmie temporaire après un accord de paix passé avec les hommes armés, dont le puissant chef de bandits Bello Turji.
Mais le mois dernier, l’armée a bombardé la maison de Bello Turji pendant le baptême de son nouveau-né, tuant une douzaine de personnes, dont son frère aîné. Dans la foulée, le cycle infernal des violences a repris.
« Le gouvernement est attristé et préoccupé par la résurgence de l’activité des bandits et des récents massacres d’innocents », a affirmé jeudi dans un communiqué Ibrahim Dosara, commissaire à l’Information de Zamfara.
Le gouverneur de Zamfara, Bello Matawalle, a ainsi approuvé la « fermeture totale des zones de gouvernement local d’Anka, de Bukkuyum et de Gummi », ainsi que de neuf villages voisins, indique le communiqué.
APS




