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Marco Rubio a rencontré son homologue chinois Wang Yi en Malaisie

En marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN à Kuala Lumpur, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rencontré vendredi son homologue chinois Wang Yi. Cette entrevue marque leur premier échange officiel depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, ont indiqués des sources médiatiques.

Au cœur des discussions : la guerre commerciale et les enjeux liés aux hautes technologies. Cette visite en Asie, la première de Marco Rubio depuis son entrée en fonction en janvier, s’inscrit dans une volonté clairement affichée par Washington de réaffirmer son ancrage stratégique dans la région. Jeudi, Rubio avait d’ailleurs déclaré que les États-Unis n’avaient « aucune intention d’abandonner » la région Asie-Pacifique.

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement tendu. En effet, le président Trump a annoncé cette semaine son intention d’imposer, d’ici au 1er août, des surtaxes punitives à plus de 20 pays, majoritairement asiatiques, en l’absence d’accords commerciaux avec Washington. Néanmoins, selon Rubio, les pays d’Asie du Sud-Est pourraient bénéficier de conditions tarifaires « plus avantageuses » que celles appliquées au reste du monde.

Le Japon et la Corée du Sud, alliés traditionnels des États-Unis, ne sont pas épargnés par ces nouvelles mesures. Tokyo pourrait faire face à une taxe uniforme de 25 %, qui viendrait s’ajouter aux droits de douane déjà en place sur les automobiles, l’acier et l’aluminium. Séoul est confrontée à des niveaux de taxation similaires.

En parallèle, Marco Rubio a profité de son passage à Kuala Lumpur pour rencontrer ses homologues japonais et sud-coréen. Sa porte-parole, Tammy Bruce, a souligné l’importance stratégique de ces relations, les qualifiant d’ »indispensables ».

La Chine, de son côté, n’a pas tardé à réagir. Vendredi, à l’issue d’une rencontre avec le ministre thaïlandais Maris Sangiampongsa, Wang Yi a accusé les États-Unis de « saper le système de libre-échange et de déstabiliser les chaînes d’approvisionnement mondiales », selon un communiqué officiel de Pékin.

Plus tôt, lors d’un entretien avec le ministre cambodgien Prak Sokhonn, Wang Yi avait dénoncé les politiques de Washington, estimant qu’elles « privent l’Asie du Sud-Est de son droit légitime au développement ».

Pourtant, en mai dernier, un accord de suspension temporaire des surtaxes douanières avait été conclu entre Pékin et Washington à Genève. Cet engagement, confirmé et renforcé début juin lors de négociations à Londres, a marqué une réelle désescalade dans le conflit commercial entre les deux puissances.

 

AL24NEWS

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