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L’ONU déclare que la protection des enfants en ligne est désormais une priorité urgente

Assurer la sécurité des enfants en ligne est une priorité urgente, ont affirmé vendredi les Nations Unies, alertant sur les insuffisances des restrictions d’âge récemment votées dans plusieurs pays.

Les atteintes en ligne « résultent de choix de conception et de pratiques commerciales qui compromettent la sécurité, notamment des fonctionnalités additives telles que le défilement infini, la lecture automatique et les notifications incessantes des applications », a déclaré Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits humains, dans un communiqué.

« Renforcer la protection des enfants en ligne est une priorité urgente dont nous devons veiller non seulement à ce qu’elle soit mise en œuvre, mais aussi à ce qu’elle le soit correctement », a-t-il ajouté. M. Türk a appelé à des mesures plus fermes des Etats comme des entreprises, assurant que « se contenter de limiter l’accès aux plateformes qui restent dangereuses ne saurait constituer une fin en soi pour protéger efficacement les enfants ».

L’Australie a interdit en 2025 plusieurs réseaux sociaux aux moins de 16 ans, suscitant l’intérêt de nombreux pays. Pour M. Türk, se concentrer uniquement sur ces restrictions ne changera en rien les conceptions et les algorithmes qui ont rendu ces plateformes dangereuses. Les géants de la technologie doivent intégrer la sécurité « dès la conception, au lieu de faire porter cette responsabilité aux parents et aux enfants », a-t-il ajouté.

Le haut-commissaire aux droits humains a également indiqué que les interdictions pouvaient être facilement contournées, et s’inquiète que de telles restrictions puissent pousser les enfants vers des plateformes plus risquées et encore moins surveillées.

Son bureau a publié dix lignes directrices pour la sécurité des enfants en ligne. Elles prévoient notamment de garantir la protection maximale des données des enfants par défaut. Elles indiquent que le « microciblage » des mineurs à des fins commerciales « ne devrait pas être autorisé ». Ces lignes directrices interrogent aussi sur d’éventuelles restrictions d’âge pour l’utilisation des robots conversationnels basés sur l’intelligence artificielle (IA) ou les fonctionnalités additives.

Les mesures devraient être soumises à un contrôle indépendant, assorti de conséquences juridiques dissuasives, précisent les lignes directrices. Les enfants dont les droits sont bafoués devraient également avoir accès à des voies de recours.

(APS)

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