L’Iran propose un plan pour rouvrir le détroit d’Ormuz, Trump refuse

L’Iran a soumis à Washington un plan pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours, mais en l’attente samedi d’une réponse officielle américaine, le Wall Street Journal a affirmé que Donald Trump l’avait refusée, rapporte l’AFP.
« L’Iran n’a pas quitté la table des négociations », a assuré le président iranien Massoud Pezeshkian, lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, avant de quitter New York dans la nuit, à l’issue d’une semaine de rencontres diplomatiques en marge de l’Assemblée générale.
« Mais, au vu des expériences passées, il ne fait plus confiance aux États-Unis », a-t-il souligné selon la présidence iranienne.
Signe de la défiance persistante entre les deux pays, le président américain a publié sur son réseau Truth Social une carte représentant le stratégique détroit d’Ormuz avec la mention « Détroit Trump ».
Cette voie maritime, par où transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur du conflit, que les Etats-Unis et l’entité sioniste ont déclenché fin février avec des frappes sur l’Iran. Depuis, la République islamique en revendique le contrôle, et Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens.
Après quasiment sept mois de guerre et des négociations dans l’impasse, l’Iran estime que « le choix appartient désormais » à Washington d’accepter ou non la proposition iranienne.
« Le délai de sept jours » pour la réouverture du passage maritime verrouillé par Téhéran « commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan », a précisé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, depuis New York.
Citant des responsables américains, le Wall Street Journal a affirmé que Donald Trump avait rejeté cette offre, jugeant que Téhéran ne répondrait pas à ses exigences. Selon le journal, il envisage une reprise des frappes en Iran après les législatives de mi-mandat en novembre.
Les Etats-Unis n’ont pas bombardé le sol iranien depuis le 1er septembre, quand une série d’attaques avaient notamment fait cinq morts et des dizaines de blessés lors d’un mariage dans le sud-est du pays, même si des navires ont été touchés depuis dans le détroit d’Ormuz.




