Le Premier ministre du Niger accuse la France de conduire une tentative de déstabilisation au Sahel

Le Premier ministre de la République du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, a accusé la France de conduire une « entreprise perfide » de déstabilisation dans la région du Sahel, affirmant que cette tentative est « désormais très documentée ».
Dans son discours vendredi devant la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, il a déclaré que ce que certains appellent le terrorisme dans la région est une « ingénierie cynique de recolonisation », habillée des « oripeaux de l’extrémisme », précisant que la motivation réelle réside dans la « convoitise » d’importantes ressources présentes dans les sous-sols.
Il a cité « l’uranium du Niger, l’or du Mali et du Burkina, le lithium, le gaz, le pétrole » et d’autres richesses qui continuent, selon lui, de faire « saliver les anciennes puissances coloniales », affirmant que certains cherchent à convaincre les peuples de la région qu’ils sont incapables de gouverner, de produire, de penser et de se défendre et qu’ils ne disposent ni de science, ni d’intelligence, ni de souveraineté pour construire quelque chose de précieux pour eux-mêmes, afin de les amener à accepter la tutelle de la France de Macron et de ses alliés.
Le Premier ministre du Niger a également accusé la France d’agir bien souvent par l’entremise de ses proxys locaux, de réseaux et de complicités, affirmant que notre Sahel est déterminé à défendre sa liberté, ses ressources et sa dignité, quel qu’en soit le prix.
Le gouvernement nigérien avait mis en cause, début septembre, la France dans une tentative de déstabilisation du pays, qui a été orchestrée dans la nuit du 28 au 29 août, affirmant avoir constitué une « documentation conséquente » sur cette « agression » et se réservant le droit d’intenter des actions devant la justice internationale.
APS




