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Liban : Mikati plaide pour « l’élection rapide » d’un président de la République

Le Premier ministre sortant du Liban, Nagib Mikati, a plaidé dimanche pour « l’élection rapide » d’un président de la République, tout en se disant « très satisfait » du rétablissement des relations diplomatiques entre l’Iran et l’Arabie saoudite.

Dans un entretien accordé au quotidien Al-Sharq Awsat, M. Mikati affirme qu’il a toujours dit, avant même d’accéder à la présidence du Conseil, que la crise libanaise « reste dans un goulot d’étranglement et peut exploser à tout moment. Il faut rapidement effectuer les réformes structurelles demandées avant que la crise ne dégénère et n’atteigne le point de non-retour », a-t-il poursuivi.

« Il faut donc rapidement élire un nouveau président, ce qui permettra au Liban d’entrer dans une phase de répit avec la formation d’un nouveau gouvernement et le démarrage d’un chantier de réformes », a-t-il poursuivi.

Le cabinet Mikati est seulement chargé de l’expédition des affaires courantes depuis mai 2022, après les dernières élections législatives. Par ailleurs, le premier ministre a prévenu « que la crise au Liban pouvait
exploser à tout moment ».

Il s’est également dit « très satisfait des derniers développements entre l’Arabie saoudite et l’Iran », assurant que « le Liban soutient spontanément tout processus de consensus dans la région ».
Il a ajouté que ce développement « doit se traduire dans toute la région, y compris au Liban » et constitue « une opportunité pour un nouveau souffle dans la région, pour aller de l’avant ».

M. Mikati a également salué les propos de Fayçal Ben Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères, qui avait estimé que le Liban a plutôt besoin d’un rapprochement libanais et non irano-saoudien.
« En tant que Libanais, nous ne devons pas attendre l’étranger, nous devons accomplir notre devoir d’élection d’un président et de reconstruction des institutions », a-t-il insisté.

Sans chef d’Etat depuis la fin du mandat du président Michel Aoun en octobre dernier, le Liban souffre d’une crise économique profonde doublée d’une crise politique, avec une vacance totale de l’Exécutif.

APS

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