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Les Palestiniens à Ghaza ont moins d’espace que les détenus au camp de Guantanamo

Après 21 mois d’agression sioniste continue  contre la bande de Ghaza, les habitants de l’enclave palestinienne, environ  2,3 millions, se retrouvent entassés dans des conditions étouffantes, « chacun disposant de moins d’espace que celui alloué aux détenus du camp de  Guantanamo », déplore l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de  l’homme (Euro-Med Human Rights Monitor) dans son dernier rapport.

« Les Palestiniens de la bande de Ghaza sont confinés dans moins de 15% de  l’enclave, soit pas plus de 55 km² », précise cette ONG de défense des  droits de l’homme, relevant que chacun des 2,3 millions de Palestiniens que  compte cette enclave « dispose de moins d’espace que celui alloué aux  détenus du camp de Guantanamo », la prison militaire américaine de haute  sécurité, tristement célèbre pour ses conditions carcérales cruelles et  inhumaines.

Alors que le génocide sioniste entre dans son vingt-deuxième mois, la  réalité sur le terrain « n’est plus seulement celle des bombardements et des  massacres », mais celle d' »un processus global d’effacement de la bande de  Ghaza », relève cet  observatoire.

Les habitants sont désormais traités comme « des détenus dans un centre de  détention de masse, confinés dans une zone étouffante de moins de 55 km²,  sous surveillance militaire stricte et directement pris pour cible »,  indique-t-il.

Selon Euro-Med, cela fait suite à la conversion par l’entité sioniste  d’environ 85% de l’enclave en zones réglementées par des ordres  d’évacuation ou un contrôle militaire illégal.         Les habitant de Ghaza, poursuit-il, font face à « des conditions de  surpeuplement extrême ». La densité moyenne de la population est d’environ 40000 personnes par km²,  tandis que la zone d’al-Mawasi dépasse les 47000 personnes par km², une  densité inégalée dans aucune autre zone peuplée de la planète.

Les données recueillies par Euro-Med Monitor jusqu’au début du mois de  juillet indiquent que l’occupation sioniste a détruit plus de 92% des  maisons, démoli entièrement ou partiellement plus de 80% des écoles et 90%  des hôpitaux, et complètement détruit toutes les universités de Ghaza. La destruction de tous les aspects de la vie à Ghaza fait partie d’une  politique permanente et préméditée de déplacement forcé, affirme cette  organisation, soulignant que cette politique vise à provoquer une  transformation démographique complète de l’enclave en la dépeuplant, en la  plaçant sou s contrôle militaire total et en l’encerclant d’un blocus sans  précédent.

« Dans ce contexte, le déplacement n’est pas un sous-produit de la guerre,  mais un objectif stratégique », soutient l’ONG. Elle affirme que le déplacement forcé des Palestiniens est « le  prolongement direct du projet colonialiste mené par l’entité sioniste  depuis des décennies, qui vise à effacer l’existence palestinienne et à  s’emparer de leurs terres ».

Ce qui distingue cette phase, note Euro-Med, « c’est son ampleur et sa  gravité sans précédent, comme en témoigne le ciblage systématique des 2,3  millions d’habitants de la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023 par le  biais d’un génocide et du déni des droits humains les plus fondamentaux ».

Les conditions d’extrême coercition et de privation imposées au peuple  palestinien représentent « un effort délibéré pour le pousser hors de sa  patrie, non pas par choix, mais comme condition de sa survie même »,  ajoute-t-elle.

Pour cet observatoire, il n’y a pas de doute « il s’agit là d’un des cas  les plus flagrants de déplacement massif planifié de l’histoire moderne ». Euro-Med Monitor exhorte, à ce titre, tous les Etats à reconnaître que ce  à quoi est confronté le peuple de la bande de Ghaza n’est « pas une  évacuation », mais « l’effacement systématique de tout un peuple ».

« Il ne  suffit pas de simplement reconnaître ou condamner ces crimes, les  Etats doivent se dresser fermement entre le peuple de Ghaza et l’achèvement  du génocide, afin de le protéger de l’anéantissement et de garantir son  droit à rester sur sa terre dans la dignité », a-t-il plaidé.

(APS)

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