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Les importations européennes de GNL russe atteignent un niveau record début 2026

Les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) russe ont atteint un niveau record au cours des trois premiers mois de l’année 2026, selon un rapport publié mercredi par l’Institut d’économie de l’énergie et d’analyse financière (IEEFA).

Malgré les efforts engagés par les pays européens pour diversifier leurs sources d’approvisionnement depuis le début du conflit russo-ukrainien en février 2022, les importations de gaz russe poursuivent leur progression.

Selon le rapport, les achats européens de GNL russe ont augmenté de 16 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente, notamment grâce à la hausse des livraisons vers la France, l’Espagne et la Belgique.

Ces trois pays figurent parmi les principaux importateurs européens de GNL, aux côtés des Pays-Bas et de l’Italie, selon les données de la Commission européenne.

L’IEEFA souligne également que la France a été, au premier trimestre 2026, le plus important importateur européen de GNL russe, avec un niveau record enregistré au mois de janvier. Toutefois, une partie du gaz importé est destinée à la réexportation et non à la consommation intérieure.

D’après les chiffres de la Commission européenne, la Norvège demeurait en 2025 le principal fournisseur de gaz de l’Europe avec 30,9 % des importations, tandis que la Russie représentait encore 12,5 % des importations européennes de gaz et de GNL.

Par ailleurs, les pays de l’Union européenne sont parvenus fin 2025 à un accord prévoyant l’arrêt total des importations de gaz russe d’ici l’automne 2027. Le pétrole russe fait déjà l’objet d’un embargo européen adopté après le début du conflit russo-ukrainien.

Dans ce contexte, l’Europe cherche à renforcer ses approvisionnements en provenance des États-Unis. Selon l’IEEFA, Washington devrait devenir en 2026 le premier fournisseur de gaz du continent européen et représenter près de 80 % des importations européennes de GNL à l’horizon 2028.

Cité dans le rapport, l’analyste énergétique de l’IEEFA, Ana Maria Jaller-Makarewicz, estime que « la guerre au Moyen-Orient a renforcé la dépendance de l’Europe envers ses deux principaux fournisseurs de GNL, les États-Unis et la Russie », ajoutant que « tant que les pays européens resteront dépendants du gaz, ils demeureront exposés aux risques géopolitiques ».

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