L’entité sioniste poursuit son génocide à Ghaza et la transforme en « champ de mort »

L’occupant sioniste poursuit son agression génocidaire contre la bande de Ghaza en la transformant en « champ de mort » et continue, depuis plus d’un mois, d’interdire l’accès de l’aide humanitaire à l’enclave palestinienne où le bilan des martyrs ne cesse de s’alourdir, atteignant plus de 50.800 depuis octobre 2023.
Depuis la rupture le 18 mars du cessez-le-feu entré en vigueur le 19 janvier, les forces d’occupation sionistes ont repris leurs bombardements incessants à Ghaza, ne laissant aucun endroit sûr, faisant preuve d’une indifférence glaçante face au bilan catastrophique pour les civils, des frappes et attaques sur l’enclave assiégée.
Les autorités palestiniennes dénombrent quotidiennement des dizaines de martyrs et de blessés dans plusieurs villes de Ghaza lors de pilonnages et d’attaques de l’armée sioniste. Selon un nouveau bilan donné mercredi, 50.846 martyrs et 115.729 blessés ont été enregistrés depuis le 7 octobre 2023 à Ghaza, dont 1.482 martyrs et 3.688 blessés depuis la reprise des agressions, en majorité des femmes et des enfants, alors que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
La machine de guerre sioniste continue ainsi de cibler, sans aucun répit, des immeubles résidentiels, des hôpitaux et des écoles, et de commettre des massacres horribles dont celui du 23 mars ayant coûté la vie à 15 ambulanciers à Rafah, dans le sud de Ghaza, suscitant des appels à la formation d’une commission d’enquête internationale indépendante sur ce crime.
Dans ce contexte, l’Algérie avait appelé, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité onusien, mercredi dernier sur la situation en Palestine, à l’ouverture d’une enquête indépendante sur les crimes commis par l’entité sioniste à Ghaza contre les travailleurs humanitaires, tout en plaidant pour la mise en place d’un mécanisme forçant les auteurs de ces crimes à rendre des comptes.
Le monde interpellé face aux crimes sionistes
Face à la poursuite de ces atrocités indescriptibles, les appels à rétablir le cessez-le-feu à Ghaza se succèdent, et les dirigeants du monde sont appelés à « intervenir d’urgence » pour mettre fin aux souffrances qu’endurent les Palestiniens.
Selon le commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, les actes de guerre sionistes à Ghaza « témoignent d’un mépris total pour la vie humaine, sous les yeux du monde entier ».
« Les gens sont à nouveau pris au piège, bombardés, déplacés et affamés. Parmi les personnes tuées : des enfants, des travailleurs humanitaires et médicaux, des premiers intervenants et des journalistes », a-t-il déploré, avant de souligner que « personne n’est en sécurité, personne n’est épargné ».
Face à cette situation, Lazzarini a souligné que « les dirigeants à travers le monde doivent agir de manière ferme, urgente et décisive… », réitérant les appels à « protéger les civils, faciliter l’aide et renouveler le cessez-le-feu » dans l’enclave.
Pour le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, la bande de Ghaza est désormais un « champ de mort » et les civils sont piégés « dans une boucle sans fin de mort ».
« Depuis plus d’un mois, pas la moindre goutte d’aide n’est entrée dans Ghaza. Pas de nourriture, pas de carburant, pas de médicaments, pas de biens commerciaux. Alors que l’aide se tarit, les vannes de l’horreur se sont rouvertes », a-t-il déploré mardi, avant de réitérer son appel à « mettre un terme à la déshumanisation, à protéger les civils, garantir l’aide vitale et à renouveler le cessez-le-feu ».
Dans le même contexte, les chefs de six agences onusiennes, dont OCHA, l’UNRWA et l’UNICEF, ont publié lundi une déclaration conjointe, appelant la communauté internationale à « prendre des mesures urgentes et décisives pour rétablir un cessez-le-feu à Ghaza, garantir un accès humanitaire sans restriction et protéger les civils ».
De son côté, la rapporteuse spéciale pour la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a appelé la communauté internationale à « boycotter » l’entité sioniste, qui pratique « l’apartheid » et commet « des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » à Ghaza. Elle a réaffirmé que « ce qui se passe est un génocide d’une ampleur sans précédent ».
Outre Ghaza, la Cisjordanie occupée, y compris El-Qods est, elle aussi, la cible d’agressions sionistes sans précédent, notamment depuis octobre 2023. A ce sujet, la rapporteuse de l’ONU a mis en garde contre un « risque massif de dépeuplement » en Cisjordanie, tandis que le patron de l’ONU a averti contre le risque que la Cisjordanie « se transforme en un autre Ghaza ».
En Cisjordanie occupée, les agressions sionistes ont fait des centaines de martyrs, détruit des camps de réfugiés entiers et déplacé plus de 40000 Palestiniens, s’est alarmé de son côté, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk.
Et à El-Qods occupée, les écoles de l’UNRWA sont ciblées par l’occupant , notamment après la fermeture mardi de six établissements de l’agence onusienne. Regrettant cette décision, le patron de l’UNRWA a tenu à préciser que « les écoles de l’UNRWA sont protégées par les privilèges et immunités des Nations unies. Les entrées non autorisées et les ordres de fermeture émis constituent une violation de ces protections et représentent une révocation des obligations (de l’entité sioniste) en vertu du droit international ».
La décision sioniste a été vivement dénoncée par le gouvernement palestinien, y voyant « une violation flagrante de toutes les conventions internationales relatives à l’éducation en tant que droit fondamental inaliénable ».
(APS)




