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Lecornu rejeté avant même de former son gouvernement… La France sombre dans une crise plus profonde

Alors que les Français menacent de lancer de nouvelles manifestations jeudi prochain pour exprimer leur rejet des plans des autorités visant à atténuer la crise économique au détriment des acquis sociaux, les signes de rejet du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu commencent à apparaître. Ce dernier a entamé ses fonctions, hier samedi, par une sortie de proximité au cours de laquelle il a annoncé la suppression de l’une des causes de l’explosion de la révolte populaire dans le pays.

Selon le baromètre Ipsos/BVA pour la Tribune Dimanche, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu ne bénéficie actuellement que de 16% d’opinions favorables. Le chef du gouvernement fait moins bien que son prédécesseur François Bayrou.

Avec seulement 16% d’opinions favorables (contre 40% d’opinions défavorables), le chef du gouvernement fait moins bien que son prédécesseur François Bayrou (20%) lors de sa nomination et il est même nettement distancé par Gabriel Attal (37%), Michel Barnier (34%) et Elisabeth Borne (27%).

De plus, 60% des Français pensent qu’il ne parviendra pas à un compromis avec des partis de l’opposition pour faire adopter le budget 2026.

De plus, 60% des Français pensent qu’il ne parviendra pas à un compromis avec des partis de l’opposition pour faire adopter le budget 2026. Quant à Emmanuel Macron, il atteint dans ce baromètre son plus bas historique depuis son arrivée à l’Elysée en 2017, avec seulement 17% d’opinions favorables et une chute vertigineuse de 18 points dans son propre électorat.

Emmanuel Macron au plus bas depuis 2017

Quant à Emmanuel Macron, il atteint dans ce baromètre son plus bas historique depuis son arrivée à l’Elysée en 2017, avec seulement 17% d’opinions favorables et une chute vertigineuse de 18 points dans son propre électorat.

Dans une interview accordée au journal Sud-Ouest, la présidente du groupe du Rassemblement national à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, a adressé un message d’avertissement au nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, déclarant : « Si celui qui est considéré comme le fils spirituel d’Emmanuel Macron ne rompt pas avec ses politiques, les mêmes causes produiront les mêmes effets, car le Rassemblement national, contrairement au Parti socialiste, n’est pas prêt à se vendre pour un plat de lentilles. »
Le message de Le Pen constitue une nouvelle menace politique pour le Premier ministre, qui est confronté à un défi majeur : parvenir à un consensus politique dans un Parlement divisé, ce qui accentue la fragilité intérieure et aggrave la crise politique. À cela s’ajoute le défi d’apaiser une colère populaire croissante et d’élaborer un budget “acceptable” pour l’année 2026. »

Lecornu a commencé à annoncer des mesures d’apaisement », en confirmant l’abandon du projet de son prédécesseur, François Bayrou, qui visait à supprimer deux jours fériés afin de réduire le déficit budgétaire et d’économiser environ 4,2 milliards d’euros.
Dans un entretien accordé au journal français La Provence, Lecornu a déclaré : « J’ai décidé de retirer la proposition de suppression des deux jours fériés », soulignant l’importance de lancer un nouveau dialogue avec les partenaires sociaux pour rechercher des alternatives de financement pour le budget 2026,  proposant à la gauche de collaborer avec lui.

Lecornu, devenu le septième Premier ministre d’Emmanuel Macron, a entamé son mandat sous le signe d’une nouvelle dégradation de la note de la France, qu’il a qualifiée de prix de l’instabilité.
L’agence de notation Fitch a abaissé la note de la France de AA- à A+, avertissant que la dette publique française continuerait d’augmenter jusqu’en 2027 à moins que des mesures urgentes ne soient prises.
Cette décision a poussé l’extrême droite et la gauche radicale à tenir Emmanuel Macron pour responsable et à réclamer une « rupture avec le macronisme ».
La cheffe de l’extrême droite, Marine Le Pen, a estimé que les politiques de Macron représentaient un « poison mortel », tandis que le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, a appelé à mettre fin aux ‘politiques destructrices’ du président.

 

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