Le Conseil de sécurité appelle à un « cessez-le-feu permanent » au Yémen

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé, lundi, le gouvernement du Yémen et le mouvement Anasarullah
(Houthis) à « intensifier les négociations et à faire preuve de flexibilité » pour convenir d’une trêve élargie menant à un « cessez-le-feu permanent ».
Dans un communiqué publié par les 15 membres, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé le gouvernement reconnu du Yémen et les groupe Houthis à « intensifier les négociations et à faire preuve de flexibilité » pour convenir d’une trêve élargie menant à un « cessez-le-feu permanent », et a
réaffirmé « qu’il n’y a pas de solution militaire pour le Yémen ».
Le communiqué a souligné « les avantages tangibles de la trêve pour le peuple yéménite, notamment la réduction du nombre de victimes de 60 %, la multiplication de l’approvisionnement en carburant par quatre via le port de Hodeidah et l’exploitation de vols depuis l’aéroport de Sanaa qui ont
permis à 21 000 passagers de recevoir des soins médicaux ».
Le Conseil a exhorté « les deux parties à intensifier leur engagement avec l’envoyé spécial de l’ONU, Hans Grundberg, dans toutes les phases de négociations, et à éviter de poser des conditions ».
Il a exigé qu’elles « mettent en œuvre des mesures pour faire face aux crises économiques et financières, notamment le paiement des salaires des travailleurs ».
Le Conseil a salué en outre les « mesures exceptionnelles prises par le gouvernement yéménite pour éviter les pénuries de carburant dans les zones contrôlées par les Houthis ».
Le Conseil a renouvelé son soutien à Grundberg, soulignant que « la conclusion d’un accord de trêve élargi offrira une opportunité vers un règlement politique global basé sur les références convenues et sous les
auspices des Nations unies ».
L’organe onusien a mis en garde contre « la menace persistante de famine au Yémen » et a exhorté « les donateurs à financer intégralement le plan de réponse humanitaire des Nations unies et à soutenir les efforts du gouvernement yéménite pour stabiliser l’économie yéménite ».
(APS)




