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Le CODESA plaide pour un processus politique garantissant au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination

Le Collectif des défenseurs sahraouis  des droits humaines au Sahara occidental (CODESA) a appelé, mercredi, à  l’ouverture d’un processus politique sérieux garantissant au peuple  sahraoui l’exercice libre et démocratique de son droit à  l’autodétermination.

Dans une déclaration publiée à l’occasion de la Journée internationale des  droits de l’Homme, le CODESA a plaidé pour la création d’un mécanisme  onusien indépendant chargé de surveiller, documenter et rendre compte des  violations des droits humains au Sahara occidental, soulignant que la  MINURSO demeure la seule mission onusienne au monde dépourvue d’un mandat  de surveillance des droits humains, « créant ainsi une faille majeure dans  la protection internationale ».

Le collectif qui a relevé l’existence d’un schéma généralisé de crimes de  guerre, de crimes contre l’humanité et de violations flagrantes des droits  humains au Sahara occidental occupé, a alerté sur l’urgence de garantir un  « accès sans entrave » du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme au  territoire.

Evoquant les violations dont est victime le peuple sahraoui, le collectif  a affirmé que ces pratiques constituent « des violations graves et  persistantes de la IVe Convention de Genève » et s’inscrivent dans le cadre  du « crime de persécution et de la discrimination raciale, interdits en  droit international ».

Il a cité, à ce titre, la répression violente des manifestations  pacifiques, la détention arbitraire, la torture et les mauvais traitements,  les procès inéquitables et les condamnations politiquement motivées, les  disparitions forcées, la spoliation des terres et des ressources, les  restrictions à la liberté de circulation, de travail et d’organisation, la  discrimination systémique à l’égard des Sahraouis, en particulier ceux qui  revendiquent le droit à l’autodétermination.

Il a appelé, dans ce contexte, à l’arrêt de toutes les formes de  discrimination, de torture, de mauvais traitements et de détention illégale  et à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les défenseurs des  droits humains et prisonniers politiques sahraouis et marocains, condamnés  dans des procès iniques.

Le CODESA a insisté sur la révélation du sort des disparus et le respect  du droit des familles à la vérité et à la justice, ainsi que sur la  cessation du pillage des ressources naturelles du territoire jusqu’à la  mise en œuvre du droit à l’autodétermination.

L’occupation militaire du Sahara occidental et les politiques de  répression systématique, de discrimination structurelle, de privation des  droits fondamentaux ainsi que l’exploitation illégale et continue des  ressources naturelles du territoire constituent, selon le collectif, « des  violations graves et persistantes du droit international humanitaire et du  droit international des droits humains ».

« La privation prolongée du peuple sahraoui de son droit inaliénable à  l’autodétermination représente une violation manifeste des principes et du  Cadre normatif de la Charte des Nations unies, des deux Pactes  internationaux de 1966, de l’avis consultatif de la Cour internationale de  Justice (1975) ainsi que des arrêts de la Cour de justice de l’Union  européenne (2016-2021), qui ont confirmé que le Sahara occidental demeure  un territoire distinct et séparé du Royaume du Maroc, et que toute  exploitation de ses ressources en l’absence du consentement du peuple  sahraoui constitue une pratique illégale au regard du droit international »,  a-t-il souligné.

(APS)

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