
Le ministre des Affaires étrangères et européennes de la République slovaque, M. Juraj Blanar, a indiqué, mercredi, que l’Algérie et la Slovaquie étaient en passe d’amorcer une nouvelle ère de coopération, fondée sur le respect mutuel, la stabilité et l’action commune.
Dans une déclaration à la presse au sortir de l’audience que lui a accordée le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, au siège de la Présidence de la République, M. Juraj Blanar a dit : « Je suis heureux d’annoncer que nous sommes en passe d’amorcer une nouvelle ère de coopération commune entre nos deux pays », rappelant l’ouverture, ce jour, de l’ambassade de la République slovaque en Algérie, après « une période de préparation et de travail qui a duré deux ans ».
Il a, à cet égard, souligné la volonté de son pays de « développer cette coopération, sur la base des principes de respect mutuel, de stabilité et d’action commune », ainsi que son aspiration à une « coopération fructueuse et durable entre les deux pays ».
Dans le même contexte, le ministre slovaque des Affaires étrangères et européennes a évoqué les entretiens « fructueux » qu’il a eus, plus tôt dans la journée, avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, au cours desquels, « plusieurs dossiers ont été examinés et d’importants documents signés », notamment l’accord relatif à la coopération économique, qui constitue, a-t-il dit, « un pilier essentiel pour la création d’une commission intergouvernementale mixte de coopération économique », et un mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine de la diplomatie académique.
Les deux pays sont également convenus de coopérer au niveau de l’Organisation des Nations unies et du Conseil de sécurité, a ajouté M. Juraj Blanar, rappelant que la Slovaquie avait soutenu « les efforts de l’Algérie pour devenir membre non permanent du Conseil de sécurité ». Il a, par là même, indiqué que la Slovaquie souhaitait bénéficier du soutien et de l’expertise de l’Algérie en prévision de son mandat en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité en 2029.
L’Algérie est un « partenaire clé » pour la Slovaquie dans le domaine gazier, en sus d’être le « troisième principal fournisseur » de l’Union européenne en gaz, a-t-il dit, soulignant l’importance de « la finalisation du contrat relatif à l’achat de gaz auprès de l’Algérie ». Les discussions à ce sujet ont « effectivement débuté il y a quelques semaines à Berlin et se poursuivent aujourd’hui à Alger, avec l’espoir de les concrétiser prochainement », a-t-il précisé.
Il a, dans ce cadre, fait savoir que les deux parties avaient décidé de tenir la première session de la commission économique mixte entre les deux pays en Slovaquie au début de l’année prochaine, en vue de « définir les futurs domaines de coopération ».
Il a, par ailleurs, indiqué avoir transmis au président de la République une invitation de son homologue slovaque, M. Peter Pellegrini, à effectuer une visite dans son pays. M. Juraj Blanar a également annoncé que le Premier ministre slovaque effectuera une visite en Algérie à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires.
Le responsable slovaque a aussi évoqué l’importance que revêt la diplomatie parlementaire dans le développement des relations bilatérales, citant à cet égard la présence du président de la commission des affaires étrangères du Parlement slovaque au sein de la délégation qui l’accompagne dans sa visite en Algérie. Les discussions ont en outre porté sur « les possibilités de coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la technologie et des industries de défense », a-t-il ajouté, estimant que « le fondement le plus important de la coopération entre les deux pays réside dans leur engagement en faveur du droit international et du règlement pacifique des conflits, principe profondément ancré dans leurs politiques étrangères ».
« Ma visite en Algérie a été exceptionnelle, nous y avons trouvé de véritables amis », a déclaré le ministre slovaque des Affaires étrangères, ajoutant qu' »en tant que membre à la fois de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), plusieurs domaines de coopération nous lient à l’Algérie, ce qui nous permet d’élargir notre partenariat à différents niveaux ».
(APS)




