L’Algérie célèbre la Fête des travailleurs : le langage des chiffres rend justice à la dignité du travailleur sous l’ère du président Tebboune
Le 1er mai en Algérie revêt cette année une signification qui dépasse la simple célébration de la Fête du Travail. Il reflète une nouvelle orientation de la politique sociale adoptée par l’État algérien, inspirée de l’esprit de la Déclaration du 1er Novembre 1954, qui affirmait que l’indépendance ne consistait pas uniquement à libérer le pays de l’occupation, mais également à instaurer un système social garantissant la dignité et la liberté du citoyen algérien.
Alors que le monde commémore les luttes ouvrières, l’Algérie inscrit cette date dans une continuité historique marquée par la contribution des travailleurs à la Révolution de libération, jusqu’à l’édification de “l’Algérie nouvelle”, où la dignité du travailleur figure au cœur des engagements politiques.
Aujourd’hui, la célébration de la Journée internationale du travail en Algérie ne se limite pas à un rituel protocolaire, mais constitue un moment d’évaluation du bilan de plusieurs années de mise en œuvre des 54 engagements pris par le président Abdelmadjid Tebboune. Ces engagements ont servi de feuille de route visant à améliorer le pouvoir d’achat et à préserver la dignité des travailleurs algériens, en transformant les promesses politiques en réalisations concrètes, traduisant ainsi la volonté de l’État de protéger le front social.
Révolution salariale : des promesses aux hausses concrètes
Depuis 2020, le système salarial en Algérie a connu une nouvelle ère de révisions périodiques sans précédent dans la fonction publique depuis plusieurs décennies. Les indicateurs officiels révèlent que les augmentations salariales ont suivi une progression continue pour atteindre un taux global de 47 % à la fin de l’année 2024.
Le président Tebboune s’est également engagé à poursuivre cette dynamique afin d’atteindre progressivement une hausse de 100 %, dans le but d’assurer un équilibre réel face à l’inflation mondiale.
Les réformes ne se sont pas limitées aux salaires : elles ont également concerné l’augmentation du salaire national minimum garanti, passé de 18 000 dinars à 24 000 dinars, accompagnée d’une décision historique d’exonération totale de l’impôt sur le revenu global (IRG) pour les salariés percevant moins de 30 000 dinars, renforçant ainsi directement les revenus de millions de travailleurs et d’employés.
Protection sociale : du chômage à l’emploi
Dans le cadre de cette vision sociale, l’attention ne s’est pas portée uniquement sur les travailleurs en activité, mais aussi sur les jeunes en quête d’emploi, à travers la mise en place d’un système de protection sociale considéré comme pionnier à l’échelle régionale.
Cette politique s’est concrétisée par l’instauration de l’allocation chômage, initialement fixée à 13 000 dinars puis portée à 18 000 dinars, tout en assurant une couverture sanitaire complète à plus de deux millions de bénéficiaires, réduisant ainsi la précarité financière des jeunes.
Parallèlement, le marché de l’emploi a connu une dynamique remarquable avec la création de plus de 1,8 million de postes de travail grâce à la relance économique. Le dossier des contrats de pré-emploi a également été définitivement clos, avec l’intégration de centaines de milliers de contractuels dans des postes permanents garantissant l’ensemble de leurs droits, notamment la retraite et l’évolution professionnelle.
Retraite : réhabilitation du pouvoir d’achat des retraités
Dans une volonté de reconnaissance envers ceux qui ont consacré leur vie à l’édification de l’économie nationale, la question des retraités a occupé une place prioritaire dans la politique sociale.
Le président Tebboune a ordonné une révision immédiate des pensions de retraite afin de garantir un seuil minimum préservant leur dignité. Les pensions ont ainsi été revalorisées pour atteindre 15 000 à 20 000 dinars pour les catégories percevant auparavant des montants modestes.
Cette démarche ne relève pas d’une mesure ponctuelle, mais s’inscrit dans une politique durable reposant sur des augmentations annuelles régulières décidées en Conseil des ministres, dans l’objectif d’adapter le pouvoir d’achat des retraités à l’évolution du coût de la vie.
Une politique sociale fondée sur des résultats concrets
Le langage des chiffres, sur le terrain, au cours des six dernières années, confirme que la “dignité” n’est pas restée un simple slogan, mais s’est traduite en une politique financière et sociale rigoureuse plaçant le travailleur algérien au centre de la transformation économique.
L’Algérie apparaît ainsi aujourd’hui comme un modèle dans la consolidation des droits sociaux, malgré les fortes turbulences économiques mondiales.
Youssef Dhababi




