La pénurie de carburant à Ghaza met en danger la vie des patients et nouveau-nés

L’absence de réserves de carburant pour faire fonctionner les générateurs d’électricité dans les hôpitaux de Ghaza met gravement en danger la vie des patients et des nouveau-nés, alertent des agences humanitaires des Nations Unies.
Alors que le siège du nord de Ghaza perturbe les services de santé pour les résidents demeurés dans la zone, le manque de carburant pour faire fonctionner les générateurs d’électricité aggravent fortement la situation.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), cette pénurie met en danger la vie des patients et des nouveau-nés, dont certains sont placés sous couveuse.
L’Hôpital européen de Ghaza à Khan Younes a ainsi prévenu, mardi, que ses générateurs électriques cesseraient de fonctionner d’ici 24 heures. En raison de la menace imminente qui pèse notamment sur la vie des bébés prématurés et des patients de l’unité de soins intensifs, l’hôpital appelle la communauté internationale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à une aide urgente.
De son côté, le complexe médical Nasser à Khan Younes a annoncé, mercredi, que tous les générateurs de l’établissement s’étaient arrêtés. Seul un petit générateur, doté d’une capacité de trois heures, demeurait en activité. Le ministère de la santé de Ghaza a dénoncé « les restrictions imposées à l’entrée des carburants » dans l’enclave palestinienne par l’entité sioniste.
Lors d’une conférence de presse, mercredi, les autorités sanitaires ghazaouies ont averti qu’en l’absence de carburant supplémentaire, la situation deviendrait catastrophique pour le fonctionnement des générateurs d’oxygène, des réfrigérateurs de médicaments et des couveuses. L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a tiré également la sonnette d’alarme concernant la situation à l’hôpital Nasser.
Dans l’unité de soins intensifs néonataux, MSF traite actuellement trois enfants et quatre nouveau-nés sous ventilation mécanique, ainsi que 15 nouveau-nés en couveuse, tous dépendants de l’électricité fournie par des générateurs.
Parallèlement, l’OCHA rapporte que le service de pédiatrie de l’hôpital enregistre un nombre croissant d’enfants atteints de bronchiolite aiguë, de pneumonie, d’infections des voies respiratoires supérieures et même d’exacerbations de l’asthme bronchique.
Les médecins attribuent cette augmentation des cas au climat hivernal, aux conditions difficiles dans les tentes et au manque de chauffage, qui rendent les bébés prématurés et de faible poids de naissance plus vulnérables à l’hypothermie. Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), huit nourrissons et nouveau-nés sont morts d’hypothermie depuis le 26 décembre dernier.
(APS)




