La Namibie rend un dernier hommage au premier président du pays

Des milliers de Namibiens et de dignitaires ont assisté samedi aux obsèques nationales du père de l’indépendance et premier président du pays, Sam Nujoma, décédé le 9 février à 95 ans.
Son cercueil a été transporté dans un affût de canon jusqu’à sa dernière demeure au carré des Héros, un mémorial dédié aux héros de la lutte pour la libération du pays situé près de la capitale Windhoek.
Plusieurs dirigeants africains, dont les présidents sud-africain Cyril Ramaphosa, angolais Joao Lourenço, zimbabwéen Emmerson Mnangagwa et d’autres dignitaires étrangers ont assisté aux obsèques, transmises en direct par la télévision d’Etat.
Chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Laïd Rebiga, a pris part, vendredi à Windhoek (Namibie), aux funérailles de l’ancien président de la
République de Namibie, ami de l’Algérie, feu Sam Shafiishuna Nujoma.
Le président namibien Nangolo Mbumba a ouvert la cérémonie d’hommages en estimant que Sam Nujoma était « le fils le plus éminent » du pays.
Il était un « géant » au sein des dirigeants, a-t-il affirmé en référence à celui qui a dirigé la Swapo, mouvement de libération qu’il avait cofondé en 1960.
Sam Nujoma avait obtenu en 1990 l’indépendance de son pays vis-à-vis de l’Afrique du Sud, encore sous le régime de l’apartheid et qui avait repris la tutelle du territoire à l’Allemagne à la faveur de la Première Guerre mondiale.
Né le 12 mai 1929 dans une famille de dix enfants, devenu syndicaliste puis militant indépendantiste, il a été contraint à l’exil en 1960. A la tête de la Swapo, il a lancé la lutte armée en 1966, début d’une guerre d’indépendance ayant fait plus de 20.000 morts.
APS




