L’ONU alerte sur le rôle de l’IA dans l’exacerbation du discours de haine envers les réfugiés

La désinformation et les discours de haine incitent à nuire aux réfugiés, et l’intelligence artificielle (IA) en exacerbe la propagation, a averti mardi l’ONU, en exhortant les géants de la technologie à aider à inverser la tendance.
« Le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) s’inquiète de voir la propagation de la désinformation, des discours de haine et des +deepfakes+ (hypertrucages) exacerber les préjudices subis dans la réalité par les réfugiés et les travailleurs humanitaires, voire y inciter », a souligné devant les journalistes, Gisella Lomax, conseillère principale du HCR pour l’intégrité de l’information.
Elle a mentionné que les passeurs et les trafiquants pouvaient exploiter les plateformes numériques pour tromper les gens avec de fausses promesses, les entraînant dans des situations dangereuses.
Le HCR indique que 117,8 millions de personnes étaient déplacées de force dans le monde à la fin de 2025, dont 68,7 millions de déplacés internes et 35,6 millions de réfugiés relevant de son mandat. Mme Lomax a indiqué que « si l’intelligence artificielle accentue ces risques pour l’intégrité de notre écosystème d’information et érode la confiance, elle peut aussi faire partie de la solution si elle est gérée de manière appropriée ».
Ce tourbillon de fausses informations et de désinformation entraîne une augmentation des « récits mensongers et hostiles ciblant les opérations et le personnel », a-t-elle déploré, soulignant qu' »en temps de guerre, de conflit ou d’urgence, ces risques liés à l’information sont particulièrement aigus » et peuvent rapidement causer des dommages.
Mme Lomax a fait savoir que l’accès à une information fiable était indispensable à la protection des réfugiés. « Nous devons inverser la tendance, et je constate des progrès encourageants », a-t-elle ajouté.




