La démission de Moqtada al-Sadr plonge l’Irak dans l’inconnu
L’éminent leader irakien Moqdata el Sadr a annoncé son «retrait définitif» de la vie politique. Ses partisans ont pris d’assaut la zone verte de Bagdad.
Il a fallu un tweet pour mettre le feu aux poudres dans les rues irakiennes : après 10 mois de blocage politique pour former un nouveau gouvernement et nommer un nouveau premier ministre, dans la matinée du 29 août, le leader Moqdata al-Sadr a annoncé sur le réseau social son «retrait définitif» de la politique. Il n’en fallait pas moins pour que ses partisans en colère investissent la rue.
Un mois après avoir fait irruption dans le Parlement pour dénoncer notamment la corruption au sein du gouvernement, ils ont forcé les barrages menant à la Zone verte de Bagdad où ils ont investi cette fois-ci le palais de la République.
Venus des quartiers les plus pauvres de la capitale irakienne, les sadristes sont entrés dans les bureaux gouvernementaux, s’installant dans des fauteuils, sautant dans la piscine et prenant des selfies. Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs autres villes du sud du pays où le courant sadriste est très influent, notamment Bassorah, deuxième ville d’Irak.




