Afrique

Incendie meurtrier en Guinée : le centre-ville de Conakry toujours paralysé

Le centre-ville de Conakry était toujours paralysé mercredi, malgré l’annonce de la réouverture « à minima » des bureaux, plus de deux jours après l’explosion et l’incendie du principal dépôt de carburant de Guinée qui ont fait 18 morts, ont rapporté des médias.

La commune de Kaloum, centre névralgique des affaires à Conakry, a été durement frappée dans la nuit de dimanche à lundi par le souffle de l’explosion qui a provoqué d’importants dégâts matériels et mis à l’arrêt l’économie.

Dans le quartier Coronthie, épicentre de l’explosion, même la prison centrale de Conakry avec son mur de plus de dix mètres n’a pas été épargnée par la violence de l’explosion.

Il y a eu 33 blessés, dont quatre graves, a déclaré mardi soir Charles Alphonse Wright, le ministre de la Justice qui
s’est rendu sur les lieux.

Une enquête judiciaire pour des faits présumés « d’incendie volontaire » a été ouverte par le procureur général pour déterminer les causes du sinistre et tenter d’établir les responsabilités. Aucune information n’est disponible pour l’heure sur l’origine de l’incendie.

Sur 212 personnes admises dans les structures sanitaires, 127 ont regagné leurs domiciles et 85 sont toujours hospitalisées dont quatre en soins intensifs, a indiqué mardi soir le gouvernement. Il a aussi annoncé la reprise de l’approvisionnement en gasoil dans le pays, bien que la restriction des camions-citernes soit maintenue.

Des chauffeurs et conducteurs de moto taxi ont envahi mercredi matin les stations pour exiger de l’essence dans plusieurs localités. Par conséquent, la plupart des stations-services sont restées fermées par peur d’être attaquées, ont constaté des médias, entrainant une forte augmentation du prix de l’essence au marché noir.

 

 

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