Haïti: Le chef de l’ONU appelle à un soutien accru pour lutter contre la violence des gangs

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé à un soutien accru à une mission internationale visant à aider Haïti à lutter contre la violence endémique des gangs.
Dans son discours devant le 8è sommet de la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) qui s’est tenu vendredi à Saint-Vincent-et-les Grenadines, M. Guterres a averti que la situation “déjà désastreuse” en Haïti s’aggrave de jour en jour, alors que des gangs prennent le pays en otage.
En octobre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé une mission multinationale de soutien à la sécurité pour aider la police nationale haïtienne. Le Kenya a proposé de diriger cette mission et plusieurs pays ont fait des promesses de soutien supplémentaires lors d’un événement organisé en marge de la réunion du G20 au Brésil la semaine dernière.
“Je salue ces efforts, mais il reste encore beaucoup à faire pour garantir le déploiement de cette mission sans plus attendre et une solution politique susceptible de résoudre les problèmes fondamentaux du pays”, a déclaré le haut responsable onusien.
L
e SG de l’ONU a, par ailleurs, indiqué que le crime organisé continue de sévir dans de nombreux pays, notant que le trafic d’armes “est devenu la menace sécuritaire la plus importante pour la région”. “Il ne sera pas possible de lutter efficacement contre cette maladie sans une coopération internationale beaucoup plus forte”, a-t-il insisté.
Abordant le développement durable, M. Guterres a souligné que les efforts visant à parvenir à un avenir mondial plus juste et équitable sont en danger, relevant que cela se produit à un moment où des millions de personnes dans la région sont confrontées à la faim et à la pauvreté, et où de nombreux pays croulent sous les dettes.
En septembre dernier, les dirigeants du monde ont approuvé la proposition d’un financement annuel de 500 milliards de dollars pour stimuler le développement durable, mais “malheureusement, la résistance a été sévère”, a-t-il dit.
Il a exprimé l’espoir que le Sommet du futur prévu à New York en septembre prochain permettra de progresser vers la réforme “d’une architecture financière mondiale qui est injuste, dépassée et inefficace”.



