Guatemala : l’UE appelle à un second tour « sans interférence »

La mission de l’Union européenne envoyée au Guatemala pour y observer les élections générales a appelé vendredi à un second tour « sans interférence », en référence à l’ingérence présumée du ministère public dans la campagne présidentielle.
« Nous espérons que la campagne électorale sera libre et sans interférence d’aucune sorte », a dit le chef adjoint de la mission, Manuel Sanchez, au moment du déploiement de 40 observateurs dans les 22 départements du pays en prévision du second tour le 20 août.
« Il s’agit d’une ingérence indue dans le processus électoral, qui doit être libre », a-t-il ajouté à propos de l’ingérence présumée du ministère public.
Le pays le plus peuplé d’Amérique centrale connaît des jours de tension depuis le premier tour le 25 juin, en raison de ces accusations d’ingérence qui ont généré des incertitudes quant au second tour.
Les candidats sociaux-démocrates Sandra Torres et Bernardo Arévalo vont s’affronter lors de ce scrutin qui mettra fin, quel que soit le vainqueur, à 12 années de gouvernement de droite.
A la demande du procureur Rafael Curruchiche, le juge Fredy Orellana a ordonné au Tribunal suprême électoral (TSE) de disqualifier le parti Semilla de Bernardo Arevalo, arguant d’anomalies dans la manière dont le parti a été créé en 2017.
La Cour constitutionnelle a cependant suspendu le lendemain cette décision, critiquée tant au Guatemala qu’à l’étranger car vue comme une tentative d’écarter M. Arévalo du second tour.
APS




