Grève de la faim du militant sahraoui Naâma Asfari : 47 jours de protestation et démenti cinglant face aux désinformations marocaines

La tension monte d’un cran autour de la situation des prisonniers politiques sahraouis détenus au Maroc. Entamée le 8 juin 2026, la grève de la faim illimitée observée par le militant et défenseur des droits humains Naâma Asfari vient de franchir la barre critique des 47 jours. Face au silence des autorités carcérales et aux récentes informations contradictoires, la famille du détenu est sortie du silence pour rétablir les faits et exprimer ses plus vives inquiétudes.
Un démenti formel face aux informations trompeuses
Dans une mise au point ferme diffusée ce vendredi 24 juillet 2026, les proches de Naâma Asfari ont tenu à apporter une clarification catégorique concernant les informations mensongères relayées par certains médias marocains, s’appuyant sur des communications de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), selon lesquelles le détenu Naâma Asfari aurait mis fin à la grève de la faim qu’il observait depuis le 8 juin 2026.
La famille qualifie ces informations de « totalement infondées » et rappelle qu’aucun contact direct ou indirect n’a pu être établi avec le prisonnier politique depuis le lundi 13 juillet. Selon les usages établis en matière de protestation carcérale, une grève de la faim de cette nature est officiellement annoncée par un communiqué public adressé à l’opinion internationale et ne prend fin que par un acte similaire. Dès lors, la famille confirme que Naâma Asfari poursuit bel et bien son action jusqu’à la satisfaction intégrale de ses revendications légitimes.
L’appel d’urgence de Claude Mangin-Asfari
Dans un témoignage vidéo poignant livré ce vendredi, son épouse, la militante des droits de l’homme Claude Mangin-Asfari, exprime l’angoisse grandissante qui pèse sur ses proches quant à son intégrité physique et à sa survie après plus d’un mois et demi de privation totale de nourriture.
« Il est en grève de la faim illimitée depuis le 8 juin 2026 dans sa prison de Kénitra, et nous n’avons plus de nouvelles depuis le 13 juillet. Nous sommes extrêmement inquiets pour sa santé et son intégrité physique. Nous demandons aux autorités d’avoir accès à des nouvelles et d’obtenir sa libération immédiate. »
Détenu depuis plus de 15 ans au Maroc, Naâma Asfari est l’une des figures emblématiques du groupe « Gdeim Izik ». Sa protestation s’inscrit dans un combat juridique continu visant à faire respecter les décisions des instances internationales des droits de l’Homme.
Revendications fondées sur le droit international
Par cette grève de la faim extrême, le militant exige l’application stricte des décisions rendues par le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire publiées en 2023, ainsi que le respect des résolutions du Comité contre la torture (CAT). Ces instances internationales ont à plusieurs reprises statué sur l’illégalité des conditions de détention et sur les violations subies par le groupe de Gdeim Izik.
Face à ce que les défenseurs des droits humains qualifient de déni de justice prolongé, les soutiens internationaux réitèrent leur appel pressant pour la libération immédiate et inconditionnelle de Naâma Asfari et de l’ensemble des prisonniers politiques sahraouis.




