Ghaza: une dizaine d’ONG demandent « un cessez-le-feu immédiat et durable »

Une dizaine d’ONG internationales ont demandé lundi un « cessez-le-feu immédiat et durable » dans la bande de Ghaza, du fait de la « catastrophe humanitaire sans précédent » dans l’enclave palestinienne.
« Notre appel est collectif et mondial pour un cessez-le-feu maintenant », affirment une dizaine d’ONG internationales.
« Nous assistons à une guerre totale » en Palestine, l’ampleur de la « catastrophe humanitaire » étant « sans précédent », poursuivent-elles.
La situation actuelle est « pire » que dans tous les conflits récents, y compris en Syrie ou au Yémen, a indiqué Joël Weiler, le directeur général de MDM.
« Ghaza, c’était déjà une prison à ciel ouvert. La prison a été divisée par huit. Les gens sont entassés et bombardés », a-t-il affirmé.
« Toutes nos équipes sont traumatisées », et « ne savent pas où manger, où dormir », comme le reste des Ghazaouis, s’est encore indigné M. Weiler.
Ghaza est « sans doute l’endroit le plus dangereux au monde pour les humanitaires », qui sont eux-mêmes « dans une logique de survie » avec une « préoccupation grandissante » de la faim, a observé Olivier Routeau, le directeur des opérations de PUI, dont les équipes, la semaine dernière, « ont mis six heures pour trouver onze boîtes de haricots ».
L’ONG Human rights watch lundi a indiqué que l’entité sioniste utilisait « la famine des civils comme technique de guerre ».
Isabelle Defourny, présidente de Médecins sans frontières, a de son côté qualifié la situation de « désespérée » dans des hôpitaux « submergés », les patients traités par MSF sont pour « un quart des enfants de
moins de 12 ans », « la moitié a moins de 18 ans et les trois quarts sont des femmes et des enfants ».
« Depuis quelques jours, on reçoit des plaies par balle. Ca s’est nouveau,s’est-elle alarmée. Jusqu’à présent, on ne recevait que des victimes de bombardements » des forces sionistes.
Agences




